Mali : Le groupe armé Dongo dépose officiellement les armes

Le groupe Dan Nan Ambassagou, affilié aux chasseurs traditionnels dogons au Mali, a officiellement déposé les armes, selon le site d’information, “Info-Mali”.

Le groupe Dan Nan Ambassagou, affilié aux chasseurs traditionnels dogons au Mali, a officiellement déposé les armes, selon le site d’information, “Info-Mali”. “Certains ex-combattants de cette milice seront pris en compte dans le DDR (désarmement, démobilisation et réintégration)”, a annoncé le Premier ministre, Soumeylou Boubeye Maïga, lors de son déplacement à Badiangara, relevant de Mopti (centre), selon la même source. Hier, le chef du groupe armé accusé d’exactions envers des civils peuls dans le centre du Mali s’est engagé à un cessez-le-feu lors d’une rencontre présidée par le Premier ministre à Mopti entre les deux communautés, et d’aller vers la paix. “Dogons, Peuls, nous sommes des frères. Je dépose les armes, mais il faut que l’Etat malien assure la sécurité de tous les citoyens”, a déclaré Toloba, exigeant de l’Etat malien, la disponibilité de postes d’emploi au profit des jeunes. Pour sa part, le chef du gouvernement, a assuré de “la volonté du gouvernement malien de faire tout ce qu’il faut pour ramener la paix, pour la consolider”, promettant une présence accrue de l’Etat par les projets de développement. Le responsable, a mené hier, près de Mopti une opération de réouverture d’écoles fermées à cause de l’insécurité, promettant le renforcement de la sécurité afin de permettre aux enfants d’aller à l’école. “Nous serons présents plus que jamais”, a-t-il déclaré. Mars dernier, Maïga avait présidé à Koro, près de la frontière burkinabè, épicentre de ces violences, une rencontre de réconciliation entre dirigeants peuls et dogons où il s’était engagé à “désarmer de gré ou de force les milices”. Mais ces violences qui se sont multipliées, ont fait plus de 300 morts parmi les civils dans le centre du pays, depuis le début de l’année, selon les chiffres de l’ONU. Dans le centre du Mali, les violences intercommunautaires se multiplient depuis trois ans entre Peuls, traditionnellement éleveurs, et les ethnies bambara et dogon, pratiquant majoritairement l’agriculture. Les Peuls dénoncent des exactions de la part de groupes de chasseurs, tolérés voire encouragés selon eux au nom de la lutte contre les terroristes, par les autorités ou l’armée, ce que dément le gouvernement.

Source: elmoudjahid

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