Ibrahim Abba Kantao, président de la dissidence de la CMFPR : «nous sommes exclus des pourparlers d’Alger parce que nous refusons de reconnaitre l’Azawad»

Au moment où les négociations entre le gouvernement et les groupes armés du nord commencent à Alger, une dissidence de la Coordination des mouvements des forces patriotiques pour la résistance (CMFPR 2) crie à l’injustice pour avoir été exclue des pourparlers par l’Etat malien et les autorités algériennes. Cela, en violation de l’Accord de Ouagadougou dont elle est signataire. C’est en substance, ce qu’on retient de la conférence de presse animée le lundi par les responsables de la dissidence de la Coordination des mouvements des forces patriotiques de résistance (CMFPR2).

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L’accord du 18 juin, document de base de négociations inclusives qui débutent ce 16 juillet a été signé par le gouvernement et les groupes armés dont la coordination des mouvement des forces patriotiques pour la résistance (CMFPR) qui regroupe tous les mouvements de résistance du Nord. Après la signature de l’Accord de Ouagadougou, la CMFPR s’est éclatée en deux (CMFPR1 et CMFPR2) suite à une guerre intestine entre ses responsables.

Cette division a été un coup dur pour la CMFPR2 qui s’est vue exclue des pourparlers d’Alger au profit de la CMFPR1 reconnue comme légitime par le gouvernement, les autorités algériennes et la Minusma. Cette situation semble créer une colère noire chez les responsables de la CMFPR2 qui crient à l’injustice et refusent en avance, de reconnaitre l’accord final qui sera issu des pourparlers d’Alger.

« Nous sommes exclus des pourparlers d’Alger pour la seule raison que nous ne reconnaissons pas l’Azawad. Nous refusons, la partition du Mali et nous refusons tout accord qui ne tiendra pas compte de l’avis des populations», a déclaré Ibrahim Abba Kantao, président du CMFPR2.

Pour lui, en excluant la CMFPR2, les pourparlers d’Alger ne sont pas inclusifs contrairement à l’accord de Ouagadougou. Cette situation, a-t-il souligné, risque de sceller l’avenir du Mali à Alger car, seuls les responsables de la CMFPR2 est représentative de la grande majorité des mouvements armés sédentaires du nord et sont à ce titre, seuls capables de tenir tête aux revendications  séparatistes du MNLA, HCUA, MAA  et autres.

«La CMFPR2 tient pour principaux responsables de cette situation, le Haut représentant du président de la République et les autorités algériennes, décidés à satisfaire les désirs des mouvements séparatistes Touaregs et arabes qui ne souhaitent pas être sur la même table de négociation que les patriotes pouvant faire échec à leur sordide projet», a conclu Ibrahim Abba Kantao, président de la CMFPR2.

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