Goundam : Funérailles du gendarme tué mercredi par des hommes armés

Le gendarme tué par des hommes armés à motos, mercredi, à Tonka, dans le Cercle de Goundam (Nord), a été enterré le même jour, lors de funérailles au cours desquelles des honneurs lui ont été rendus par un détachement militaire, en présence de la population de Goundam, a constaté l’AMAP.

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Les assaillants armés de kalachnikov, ont ouvert le feu, vers trois heures du matin, sur le poste de gendarmerie de Tonka. Ils se sont ensuite dirigés sur le logement des gendarmes, dans la ville, où ceux-ci s’étaient retirés, pour passer la nuit. Les assaillants ont ouvert le feu sur le Maréchal des logis (MDL), Issa Sidibé, qui a été atteint à la nuque alors qu’il soulevait la tête pour voir la position des agresseurs, selon les témoignages.

Le MDL Issa Sidibé, 31 ans, a intégré le corps de la gendarmerie en 2011. Il était à sa première mission dans le Nord du Mali et “s’est illustré par sa loyauté et son dévouement’, a dit le Capitaine Mamadou Coulibaly, le chef d’escadron de Goundam, dans son oraison funèbre.

Tous les responsables administratifs, avec à leur tête le premier adjoint du Préfet du Cercle de Goundam, Ibrahima Goita, le président de l’Autorité intérimaire, l’imam de la ville, les notabilités, les élus locaux, la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA), les Forces de l’ordre et une foule importante ont pris part aux obsèques du gendarme.

Le poste de Gendarmerie de Tonka occupe une position stratégique dans la Région. Ce qui explique, selon des sources sécuritaires, les attaques multiples qu’il subit, ces derniers temps, “afin de pousser les autorités à le fermer et laisser le champs libre aux activités de banditisme”.

Les habitants de Tonka demandent aux autorités nationales de prendre toutes les dispositions pour renforcer la présence des gendarmes et militaires dans la zone, afin de permettre aux populations de vaquer à leurs activités, notamment agricoles, autour des lacs Horo, Faty et Télé où persiste l’insécurité.

AAT/MD 

Source: AMAP

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