DUPERIES ET FOURBERIES DE LA MINUSMA : Maintenir la paix sans la paix

La présence des Nations Unies au Mali, à travers la Minusma ne date pas d’aujourd’hui. Malgré la présence de cette force onusienne de plus de dix milles hommes avec leurs armes de pointe, le Mali reste toujours assoiffé de paix et d’intégrité territoriale.

Après l’opération française, Serval et la sanctuarisation de Kidal, beaucoup de maliens pensaient que l’arrivée des casques bleus était une bonne nouvelle. A travers l’intervention de l’ONU, la dimension du conflit changeait et pour beaucoup un regard impartial de la communauté internationale limiterait les intentions obscures de la France de faire du Mali sa marionnette. Mais, depuis lors, la désillusion s’est vite installée. La présence des forces onusiennes semble d’ailleurs aggraver la situation. Le conflit de la rébellion s’est muté en un conflit multidimensionnel: rébellion, djihadisme, conflit presqu’intercommunautaire surtout entre Dogons et Peuls. La mission onusienne reste droite dans ses bottes évitant toute aide à la population menacée du Centre mais aussi à l’Armée malienne de maintenir ses positions sous le prétexte d’une prétendue neutralité. Aujourd’hui, beaucoup de Maliens s’indignent et deviennent légitimement allergiques à cette force obscure onusienne dont les seuls objectifs sont désormais connus que par ses dirigeants et par Dieu. Surtout que beaucoup d’investigations ont montré que les postes clés de cette mission seraient occupés par ces mêmes français pompiers-pyromanes. Alors, une question légitime se pose : pourquoi la présence de cette armada étrangère sur le sol malien pour un néant résultat ?

La Minusma a longtemps crié qu’elle constitue une force tampon entre l’Armée malienne et la rébellion. Mais, qui a interdit à cette Minusma de combattre le terrorisme ? Ou bien elle s’est mutée aussi en force tampon entre l’Armée malienne et les djihadistes ? De plus, le Chapitre 7 de la Charte de  l’ONU l’autorise à se transformer en une force offensive. Aujourd’hui, beaucoup espèrent que la Russie et la Chine, alors membres influents du Conseil de sécurité avec droit de  veto, peuvent mettre la pression pour ce faire. Dans le cas contraire, le peuple malien doit demander le départ de cette force qui ne semble avoir qu’une seule mission : duper, fourber et flouer. Et beaucoup de responsables de la Minusma semblent souhaiter la présence d’une longue crise sécuritaire au Mali pour bénéficier longtemps de certains avantages que cette prétendue mission de paix leurs donnent. Sans mission salvatrice, le peuple malien n’a nullement besoin d’une telle force. Alors qu’on ne peut pas prétendre maintenir la paix sans la paix.

Séguemo Kassogué

Source: L’Evènement

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