UE: la présidente von der Leyen veut «un nouveau départ» pour l’Europe

UE: la présidente von der Leyen veut «un nouveau départ» pour l’Europe

Ce mercredi 27 novembre, la présidente de la Commission européenne, l’Allemande Ursula von der Leyen, a obtenu le soutien du Parlement pour donner « un nouveau départ » à l’Europe, à l’occasion du vote d’investiture des députés.

Ce mercredi 27 novembre, Ursula von des Leyen, première présidente de l’exécutif européen, a reçu l’approbation de 461 eurodéputés pour son équipe de vingt-six commissaires, au terme d’un parcours chahuté depuis sa désignation en juin par les chefs d’Etat et de gouvernement. Au total, 157 députés ont voté contre et 89 se sont abstenus. Les groupes qui ont voté pour elle ou se sont abstenus l’ont toutefois avertie qu’ils ne lui donnaient pas de « chèque en blanc », comme l’a indiqué le chef des libéraux de Renew, le Roumain Dacian Ciolos.

Un vote public

Le vote pour l’investiture n’était pas secret, favorisant la discipline au sein des groupes d’un parlement fortement renouvelé, plus fragmenté et qui a montré les dents lors des auditions des commissaires. Ce nouvel exécutif européen compte un chiffre record de douze femmes, contre neuf dans la Commission sortante de Jean-Claude Juncker.

« Mon message est simple : commençons à travailler », a déclaré Mme von der Leyen dans son discours avant le vote. L’entrée en fonction de sa Commission, prévue le 1er décembre, avait été retardée d’un mois. Entre des candidats commissaires retoqués – trois, un chiffre sans précédent -, un Brexit toujours en attente et des intitulés de portefeuille polémiques, l’accouchement de l’équipe de l’ancienne ministre de la Défense d’Angela Merkel a été laborieux.

« Green deal »

S’exprimant tour à tour en anglais, français et allemand, Ursula von der Leyen a mis l’accent sur ses priorités pour les cinq années à venir, au rang desquelles le numérique et surtout la lutte contre le changement climatique, avec le « Green deal » (« pacte vert ») promis pour le début de son mandat.

Une partie des eurodéputés l’ont gratifiée d’une ovation debout. Mais des voix discordantes se sont fait entendre. Par exemple, les cinq eurodéputés socialistes français avaient annoncé qu’ils s’abstiendraient. « On ne signe pas de chèque en blanc », mais « on ne va pas partir en guerre non plus », a expliqué mardi l’eurodéputé français Raphaël Glucksmann. Ils rejoignaient ainsi la position des Verts, partisans de l’abstention. L’extrême gauche (GUE), tout comme l’extrême droite, ont annoncé un vote contre. « Vous avez promis tout et n’importe quoi à n’importe qui », a critiqué Martin Schirdewan, du groupe GUE (extrême gauche), tandis que l’eurodéputé français RN (extrême droite) Jordan Bardella a pointé une Commission « dans la continuité de la précédente ».

Thierry Breton, un des sujets qui fâchent

Au rayon des sujets qui fâchent figurent la désignation comme commissaire à l’Élargissement d’un Hongrois, vu par ses détracteurs comme un soutien aux positions anti-UE du gouvernement de Viktor Orban, et du Français Thierry Breton, PDG sortant de la société numérique Atos, comme commissaire du marché unique et du numérique. « Le conflit d’intérêts est inhérent à votre portefeuille », a taclé la députée allemande Ska Keller à l’encontre de ce dernier, ajoutant « ne pas pouvoir accepter ça en tant que Verts ».

Le nouvel exécutif européen comptera 26 commissaires plus la présidente, mais pas de représentant britannique alors que le Royaume-Uni est toujours membre de l’UE, qu’il doit quitter le 31 janvier. Londres a refusé de proposer un nom avant les élections du 12 décembre. Sur cette question, Ursula von der Leyen a affirmé que quoi qu’il se passe « le lien et l’amitié entre nos peuples sont incassables ».

Source: Rfi.fr (avec AFP)

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