Theresa May présente une vision résolument optimiste du Brexit

A Birmingham en clôture du congrès conservateur, la Première ministre britannique Theresa May a appelé mercredi son parti à se rassembler en présentant une vision résolument optimiste du Brexit, malgré les divisions des Tories exposées au grand jour pendant ces quatre jours. Sans accorder aucune concession aux détracteurs de son plan de sortie, dit de « Chequers », la dirigeante a pourtant reçu un accueil chaleureux et semble sortie indemne de ce rendez-vous décisif.

Avec notre envoyée spéciale à Birmingham,Muriel Delcroix

Oublié le discours cauchemardesque de l’an dernier émaillé d’embarrassantes quintes de toux : la Première ministre est même arrivée en esquissant quelques déhanchements au son de Dancing Queen, le tube de Abba. Caustique, sûre d’elle et déterminée, Theresa May a maintenu fermement le cap de son plan de Chequers, balayant toutes les autres solutions, celle de l’UE, des brexiters durs ou des tenants d’un second référendum : « Un second referendum serait un vote de politiciens, des hommes politiques disant au peuple qu’il s’est trompé et qu’il devrait recommencer. Pensez aux conséquences que ça aurait sur la confiance en la démocratie. »

Son plan est dans l’intérêt national, affirme-t-elle, et elle appelle son parti à s’unir derrière elle se disant persuadée que l’avenir du Royaume-Uni est « plein de promesses ». Une vision optimiste qui a su redonner confiance aux militants du congrès : « Ca donnait du baume au cœur son discours et beaucoup plus d’espoir, même si on va rester divisés sur le Brexit. Mais il faut que le parti se rassemble davantage derrière elle », témoigne l’un d’eux.

Theresa May semble avoir surnagé une fois encore lors de quatre jours qui ont laissé transparaître des déchirures irréconciliables sur le Brexit. Il va lui falloir désormais tenir la barre très ferme face à Bruxelles pour la dernière phase des négociations, mais aussi trouver un moyen de convaincre son propre Parlement que son plan de navigation pour quitter le port européen est le seul qui vaille.

RFI

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