Mali : l’UE met en garde les autorités de transition contre tout accord avec Wagner

Dans une déclaration de son Haut représentant, Josep Borell, et qui a été rendue public vendredi dernier, l’Union européenne s’est prononcée sur la situation politique en Afrique de l’Ouest notamment au Mali et en Guinée en relation avec le Sommet de la CEDEAO du 16 septembre 2021. Pour ce qui est particulièrement de la Situation au Mali, l’UE a affirmé se joindre à la CEDEAO « pour dénoncer fermement toute velléité des autorités maliennes de transition de recourir à la société paramilitaire Wagner au Mali, ce qui aurait des conséquences sur la relation entre l’Union européenne et le gouvernement de transition malien ».

 

Dans sa déclaration, l’Union européenne (UE) a salué le rôle de premier plan joué par la Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) lors de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement consacrée à la situation politique en République de Guinée et en République du Mali, qui s’est tenue à Accra le 16 septembre dernier. Dans ce cadre, l’UE a indiqué avoir accueilli « favorablement la décision de la CEDEAO d’initier le processus de réexamen du Protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance de 2001, afin de renforcer la démocratie, la paix et la stabilité dans la région ».

« L’UE exprime sa profonde préoccupation au vu des situations politiques actuelles en Guinée et au Mali, réaffirme sa ferme condamnation des coups d’Etat, et exhorte l’ensemble des acteurs des deux pays à agir dans le respect de l’Etat de droit, de l’intérêt de la paix et pour le bien-être de leurs populations », lit-on dans le communiqué. Dans cet esprit, poursuit la déclaration, l’UE a réaffirmé « la nécessité que les acteurs politiques concernés garantissent des transitions inclusives et apaisées, notamment par le biais de réformes attendues par les populations ». « Le respect de feuilles de route claires débouchant le plus rapidement possible sur des élections libres, transparentes et équitables est à ce titre indispensable », a estimé l’UE qui s’est dit est prête à envisager « des mesures ciblées à l’encontre des dirigeants, politiques et militaires, faisant obstruction aux processus de transition ».

« L’Union Européenne se joint par ailleurs à la CEDEAO pour dénoncer fermement toute velléité des autorités maliennes de transition de recourir à la société paramilitaire Wagner au Mali, ce qui aurait des conséquences sur la relation entre l’Union européenne et le gouvernement de transition malien ».

Enfin, l’UE a fait part de sa disposition à accompagner les processus de transition en Guinée et au Mali, en étroite collaboration avec la CEDEAO, l’Union africaine, les Nations Unies et ses autres partenaires.

Source : actuniger

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