Etats-Unis: une marche des fiertés vigilante face au pouvoir

A New York, la Gay Pride a une nouvelle fois réuni des dizaines de milliers de personnes sur un parcours de 3 km en plein coeur de Manhattan. Mais si l’on retrouvait les revendications traditionnelles des LGBT, de nouvelles inquiétudes émergent depuis l’élection de Donald Trump, qui n’est pas particulièrement bienveillant envers ces communautés.

Avec notre correspondant à New York,  Grégoire Pourtier

Au-delà des couleurs, de la musique, de l’exubérance, de la fierté affichée, le thème choisi pour cette Gay Pride, « defiantly different » (« Différent avec défi »), rappelait que la communauté LGBT en est encore à lutter pour la reconnaissance de ses droits et le respect de ses membres. Car beaucoup estiment que la Maison Blanche elle-même leur est hostile.

Depuis qu’il est entré en politique, Donald Trump a en effet durci son discours envers les homosexuels ; sa décision d’interdire l’accès de l’armée américaine aux transgenres a choqué. A ses côtés, le très pieux vice-président Mike Pence est lui un chaud partisan des thérapies dites « de conversion » pour les homosexuels.

Au contraire, à New York, où un monument officiel en hommage aux victimes LGBT de l’intolérance a été inauguré dimanche, les responsables locaux ont tout intérêt à se montrer à la Gay Pride. Le maire et le gouverneur étaient donc là, tout comme Cynthia Nixon, ex-vedette de la série Sex and the city, qui postule pour les élections de novembre en affichant tout naturellement son homosexualité.

Sous un soleil généreux, chars festifs et messages politiques se partageaient donc le pavé. Et l’ambiance promet d’être encore plus électrique l’an prochain, pour le 50ème anniversaire des émeutes de Stonewall, point de départ de la lutte publique de la communauté homosexuelle, et donc de la Gay Pride un an plus tard.

RFI

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