Chine : un ancien grand patron condamné à mort

C’est une nouvelle démonstration de la campagne anticorruption menée par la Chine depuis 2012. Lai Xiaomin, ancien patron du conglomérat financier China Huarong, a été condamné mardi à la peine capitale pour « corruption et bigamie », a annoncé la justice chinoise. Il a été reconnu coupable d’avoir obtenu 215 millions d’euros de pots-de-vin et tenté d’en obtenir 13 millions supplémentaires. Les montants étaient « extrêmement importants, les circonstances particulièrement graves et les intentions extrêmement malveillantes », a indiqué dans son jugement un tribunal de Tianjin (Nord). Lai Xiaomin a également été reconnu coupable de bigamie, ayant « vécu longtemps avec d’autres femmes », en dehors de son mariage, dont il a eu des enfants illégitimes.

En janvier 2020, Lai Xiaomin avait fait des aveux diffusés par la télévision publique CCTV. Des images d’un appartement de Pékin, censé appartenir à Lai Xiaomin avec coffres-forts et armoires remplies de liasses d’argent liquide, avaient alors été diffusées. Lai Xiaomin assurait ne pas avoir « dépensé un seul centime ». « Je n’ai pas osé dépenser » l’argent, affirmait-il. Des images avaient également montré des voitures de luxe et des lingots d’or que Lai aurait acceptés comme pots-de-vin.

La Chine a lancé une vaste campagne anticorruption en 2012, après l’arrivée du président chinois Xi Jinping à la tête du Parti communiste chinois (PCC). Depuis, plus d’un million et demi de cadres du PCC ont été sanctionnés. Les associations de défense des droits de l’homme dénoncent volontiers la pratique en Chine des « aveux télévisés », qu’elles jugent souvent obtenus via la torture ou le chantage.

Source : Le point.fr

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