AEEM-Gouvernement : Accord « scellé »

Les Ministres de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (MESRS), Pr Amadou Keita, et son collègue de l’Education Nationale ainsi que de la Fonction publique, du travail et du dialogue social, ont trouvé un dénouement heureux au bras de fer qui les opposait au Bureau de Coordination de l’Association des Elèves et Etudiants du Mali (AEEM). C’est l’information donnée par la Cellule de Communication du MESRS à la suite de la rencontre de haut niveau tenue hier au département.  

Dans un communiqué rendu public hier, 12 juillet 2021, le Bureau de Coordination de l’Association des Elèves et Etudiants du Mali (AEEM) indiquait avoir décidé d’observer une trêve de 24 heures après avoir animé un point de presse le mardi 6 juillet en appui au préavis de grève de 72 heures allant du 12 au 14 juillet 2021, déposé le 02 juillet. Cette accalmie d’une journée fait suite au déplacement des Ministres de l’Education Nationale et de la Fonction publique, du travail et du dialogue social au siège de l’association.

Au même moment, face à cette grogne en gestation qui perturbe l’accalmie observée entre l’administration de l’école et l’AEEM, depuis le dernier Forum sur l’éducation, le Centre National des Œuvres Universitaires (CENOU), montait au créneau pour informer sur les tenants et aboutissants de cette grève.

Aujourd’hui, selon nos informations, le mot d’ordre de grève est levé, nous apprend le ministère. Aussi, indique-t-il que le Secrétaire général de l’AEEM, l’étudiant Siriman Seydou Niaré, « a constaté la bonne foi des ministres ainsi des personnes ressources ayant pris le soin de s’investir durant des jours dans la résolution de la crise, l’AEEM n’avait point d’autres choix que de suspendre son mot d’ordre de grève de 72 heures allant du lundi 12 au mercredi 14 juillet 2021 »

Les sujets majeurs des revendications qui avaient fait ressorti la torche de la grève syndicale sont le retard dans le paiement des bourses et des trousseaux de certains étudiants au titre de l’année universitaire 2019-2020, la non-participation des détenteurs de la Licence du système LMD aux concours nationaux de recrutement ou encore l’exécution timide de la feuille de route pour la mise en œuvre des recommandations du Forum national sur la violence en milieu universitaire et son plan d’action. Par-delà, ce qui irrite davantage les étudiants, c’est la décision, issue du dernier conseil d’administration du Centre National des Œuvres Universitaires (CENOU), de prélever un « montant de 5000 FCFA sur les trousseaux des étudiants ».

Andiè A. DARA

Source: Bamakonews

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