ROI AVEUGLE, IMPURS ALLIES POLITIQUES ET IMPOSTEURS « RELIGIEUX »

La récente élection présidentielle est pleine d’enseignements. Elle a permis de comprendre l’état d’âme d’un clan qui tient tant à s’agripper au pouvoir, notamment en se faisant réélire par tous les moyens. C’est ainsi que nous constatons la forte implication inadmissible des institutions de la République au profit d’un candidat, là où la neutralité leur est imposée. Présidence de la République, Gouvernement, Cour Constitutionnelle…tous ont foulé au pied les principes démocratiques.

Dans cette aventure diabolique, les gouvernants vident le Trésor public au profit des groupes armés au nord et du centre du Mali. Unique mission à eux confiée : faire tout pour qu’IBK puisse avoir un score honorable dans ces zones. Dans plusieurs localités de ces zones ci-dessus citées, des preuves tangibles ont été étalées, mettant à nu les bourrages d’urnes, les achats de conscience et les pressions exercées sur les électeurs qui, pour peur de ne pas subir le sort des groupes armés, ont obéi aux ordres. Pourquoi cette alliance de dernière minute entre IBK et ces hommes armés ? Seul Dieu le sait, mais comme l’histoire ne couvre tout du sceau du secret en permanence…

Dans un passé récent, lorsque qu’IBK prenait le pouvoir en 2013, il avait la posture d’un guerrier patriote qui, pour la sauvegarde de l’unité du Mali, refusait catégoriquement de courber l’échine devant les groupes armés qui écumaient le nord du Mali. Il était apprécié à l’époque du grand public malien par cette image d’homme de poigne. Peu à peu, dans l’exercice de sa fonction, il est trimbalé par les troubadours, le contraignant à négocier et céder presque tout. Aujourd’hui, sans se tromper on peut affirmer que les groupes armés sont les maitres absolus du nord du Mali. Le pire sous la bannière de ce pacte avec le diable, c’est aussi se mettre sous le couvert des groupes armés dans le centre.

À ce niveau, il y a des conflits intercommunautaires et un camp pense déjà que le gouvernement malien a pris parti. Ce comportement a envenimé les choses et malgré les médiations, les choses vont de mal en pis après l’élection. Les communautés s’entre-tuent et au même moment la famine installe son lit, car il n’y’a pas eu des travaux champêtres, de pâturage…  Le second chapitre écœurant, ce sont les faux alliés politiques et les imposteurs ‘’religieux’’. La plupart des candidats qui ont soutenu IBK au second tour sont  ses alliés mécontents qui avaient rompu le lien à la fin du premier mandat. Que n’ont-ils pas dit sur lui ?  Quelques mois après, dire de nouveau qu’ils le soutiennent encore, c’est le comble du ridicule. Cela veut dire qu’IBK vaut mieux qu’eux.

Et je suis sûr qu’IBK aussi ne leur accordera plus de crédit  moral. Ils se sont assassinés politiquement. De nos jours, leurs  odeurs asphyxient le peuple qui ne voit en eux que des bandits se servant de la loge noble de politique.

Les faux ‘’religieux’’ ont aussi les langues fourchues. Pas très longtemps, nombreux étaient-ils à critiquer  IBK et appeler le peuple ouvertement à le sanctionner au moment de l’élection. Mais ce sont ces hommes sans vergogne qui ont changé de langage après tout en qualifiant IBK de saint, de messie. Honte à ces faux ‘’religieux’’ qui ne sont séparés de l’enfer que par la mort. Le Satan les attend impatiemment.

Avec ces hommes et femmes, le Mali est loin du bout du tunnel là où des  lueurs d’espoir l’attendent depuis des années.

Boubacar Yalkoue

Source: Le Pays

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