Participation à l’effort de guerre: engager la lutte contre les moult gaspillages

Depuis 2012, notre pays traverse une crise multidimensionnelle sans précédente, qui affecte dangereusement le vivre ensemble. Dans un contexte d’insécurité généralisée, les dépenses militaires et l’entretien de certains acteurs du processus de paix constituent des pressions énormes sur les finances publiques. Dans ce même contexte, l’injustice et la mauvaise gouvernance érigées en mode de gestion rendent difficile tous les jours le retour de la paix et du vivre ensemble. Face à ces nombreuses préoccupations, le Dr Ibrahim TOURE, Enseignant-Chercheur à l’Université des sciences juridiques et politiques de Bamako (USJPB) estime que la lutte contre les moult gaspillages constituent un important effort de guerre. Lisez plutôt son analyse !

Ne faut-il pas retenir que dans le Réquist. N° 1 du 30/9/(V.Maliweb, Forum….), nous reconnaissions au Papa national (bèka Bouah) son droit impératif, surtout son devoir historique d’amender certaines dispositions du fameux Accord d’Alger, voire le renier ?
Au-delà de tout juridisme, le constat clairvoyant d’un des plus grands patriotes maliens, l’épuisable et l’imperturbable proactif Pm A.M.Ag HAMANI, président de la Coalition Citoyenne de la Société Civile pour la Paix, l’Unité et la Réconciliation (CCSC-PURN) est plus que suffisant « l’Accord a été conçu et négocié sous des pressions ne laissant aucune alternative pour instaurer un dialogue serein et direct, uniquement entre les Maliens et d’ajouter que le rôle prépondérant de la communauté internationale constitue une source d’incompréhension… » (V. Essor n° 19008 du mercredi 2/10/2019, p.4).
Cette sage remarque est à votre Honneur Excellence M. Le Pm, vous, qui plus quiconque avez été martyr ; pour avoir vu égorger au vif votre propre frère, Mouhamedoun Ag Hamani (sans jamais crier à la victimisation, encore moins d’en être vindicatifs). Vous êtes la fierté, cher grand père, Bravo, Grand Homme d’État (à l’esprit droit et au cœur bon) ; wakh yer tou !
Ce forcing instrumental au négotium cynique et inique, qui n’a jamais eu et n’aura jamais l’onction populaire, doit être mis au placard ; nonobstant une action récursoire contre ceux qui l’ont occasionné, orchestré et coaché.
En outre, nous suggérions l’interdiction totale et immédiate du terme connoté, subversif et séditieux Azawad, qui ne sert que de subterfuges pour ensanglanter notre nation, désaxer ses fondations, ébranler l’État, exposer le pays et enrichir ses têtes de proue au détriment de tous.
C’est la question préjudicielle (cause de tous les heurts, nos malheurs depuis, aujourd’hui des insécurités au Sahel et du monde), que nous soulevions illumine litis, dont le triumvirat devrait se saisir et davantage par tous les étages du Dialogue National Inclusif (DNI) et purgée définitivement (au lieu de la tournure en rond et du bla-bla infini).
Et pour les besoins d’identification humano-spatiale, le concept multiséculaire Boucle du Niger, nous semblait plus indiqué, sinon par euphémisme les zones arides et semi-arides et dans une moindre mesure la perle du désert.
Occasion pour nous de remercier tous ceux qui nous ont félicités et encouragé, dont entre autres tanti Hawa YARESSI, qui nous instruisait des mots de Lénine « Temporiser dans l’action, c’est la mort », M. Mahamane HAÏDARA, qui est allé à notre rencontre jusqu’au dans notre réclusion, et bien d’autres qui brûlent de voir notre cher pays en paix, mais avant libérer des complicités, des impunités et des injustices flagrantes.
Fort de la décision du Conseil des ministres du 3 octobre, en prélude à la 25 ème éd. du mois de solidarité et de lutte contre l’exclusion dont le thème est « Contribuer à la sécurité nationale est une responsabilité citoyenne et un devoir de solidarité » et de l’actualité chaotique du pays, le présent n° est dédié à nos Forces Armées et de Sécurité endeuillées.
Avant de mettre la main dans la poche ou le stylo sur le chéquier, dans la même veine que ceux qui notaient judicieusement la gestion pauvre et désastreuse du pays (…quand l’incurie le dispute à l’impéritie…s’accorder sur un fait : cet Etat (dont le sport favori est la fuite en avant est défaillant sur toute la ligne. V. Info Matin n° 6559 du 2/10/ p.6), il importe de voir clair dans ce qui ressemble à une évaporation à grande échelle de nos maigres finances.
Que nous mettions ensuite le bistouri sur les plaies béantes, nécrosées par l’indifférence étatique, voire la complicité publique, aux fins de les soigner et les guérir, plaise à ALLAH !
Paraît-il que les dirigeants de ceux qui sont à la base de tous nos maux (fussent-ils nos frères enturbannés) sont depuis la crise de 2012 logés dans les hôtels comme le Sofitel Amitié, ONOMO, KEIMPESKI, et SHERATON, indépendamment des villas, voitures, etc., loués pour le reste de leurs collaborateurs, familles et convives. Cela, chaque fois qu’ils séjournent dans la capitale et le plus souvent priés de se sédentariser le plus longuement possible pour se disposer en des rencontres fréquentes, interminables du Comité de suivi ; sous le poids de la mallette. Pour ne point enfoncer le couteau dans ces rougeurs, ne faut-il pas occulter qu’une journée entière et pleine (nuitée et repas) au Sofitel coûte environ 120.000FCA individu ?
Même si le calcul est tentant pour n’importe quel bon citoyen et digne patriote, encore plus pour l’ex. Inspecteur des Finances, que nous fûmes, voir ces années qui ont écoulé, le nombre d’hôtes encombrants, gênants et dévoreurs de deniers publics à ciel ouvert.
Au chapitre de cette ardoise très salée, l’Etat du Mali devrait 270.000.000FCA à cette fin septembre 2019 au seul Sofitel Amitié. En attendant de savoir si ce montant représente la facture du trimestre, voire moins et quid des dettes des autres établissements hôteliers et autres bailleurs, il urge d’arrêter ce massacre économico financier de nos rares ressources.
Cela n’est guère étonnant, lorsqu’on se rappelle que courant 2015-2016, la chaîne étrangère, (la plus informée que nos sources officielles) signalait qu’un dirigeant de ce holding satanique (concept qui scierait mieux que djihadiste, qui jette l’opprobre sur notre Sainte Religion) fut arrêté à l’Aéroport I.F.H.B avec la valise argentée pleine.
Au nom de la solidarité agissante et en période de guerre imposée, voulue, non moins entretenue, nous proposions à notre État, dans la même perspective enclenchée pour nos Ambassades (comme celle du Burkina, sollicitation ou achat de terrain, construction en lieu et place de la location) des terrains à usage d’habitation et des moyens de leur réalisation.
Cela, reposerait notre Trésor public saigné jusqu’au sang et ce site constituerait une Tour de la paix et des retrouvailles intra et inter concitoyens, et pourquoi pas de culpabilité avouée de nos frères (frondeurs et fâchés non pas contre la mère patrie, mais contre la gouvernance titubante et alambiquée sans doute), pardonnée même par les pupilles de la nation.
Gouvernance de la spoliation connivente, du gaspillage complaisant (en faveur de mêmes figures et de leur descendance) et du non-partage sur tous les fronts, que notre collègue français, Marc-Antoine Pérouse de Montclos démystifiait lorsqu’il précise « In fine, c’est d’abord la gouvernance des ressources et l’accaparement de leurs richesses qui produit du conflit » et cite nommément le Mali, le Nigéria (dans les tensions corporatives aux relents inter ethniques) à titre illustratif. (V.J.A n° 3063 du 22 au 28/9/2019, p.33).
Dr Rosy DAKO aborde dans le même sens que notre Pacte des Hommes Débouts contre l’Injustice (PHDI), que l’on peut qualifier d’obsédé par la bonne distribution de la justice (égale à tous) ; quand elle note bien à propos « Le sentiment de frustration, d’être citoyen de seconde zone est le mieux partagé au Mali. Il y a d’une part les privilégiés et d’autre part les oubliés de la République…Au Mali, ce que nous traversons est le résultat de l’injustice sociale, l’impunité, la marginalisation, l’inégalité, la corruption et l’irresponsabilité des gouvernements successifs » (V. Le Confident n° 101 du mardi 8/10/2019, p.7).
Faisant le nôtre, l’aphorisme suivant lequel « l’homme le plus riche est l’économe et l’avare le plus pauvre », sauvegardons le Bien Public, gérons parcimonieusement nos Finances Publiques, le beith alman (à l’image du Prophète et son fondé du pouvoir, la vénérée Khadîdja) : gage de sécurité et de Développement au-delà de nos frontières.
Nul doute, partout où les injustices criardes et criantes ont droit de citer, Dieu enlève sa miséricorde (cf. au Noble Coran). Nous l’avons jadis rappelé à A.T.T en juin 2011 : qu’Allah insiste sur le fait que « les larmes de la victime (miskine) ne tombent que dans ses mains »… Dires et faits, qui seront l’objet du Réquist n° 3, histoires, de donner raison au Pm Mara, qui s’offusque de voir peu ou prou les chercheurs maliens, au-devant ou au feu de l’action. Qu’Allah sauve notre pays et le confie à des mains sûres, Amen ! Bko, le 11/10/2019
Réquisitoire N° 2 du Dr Ibrahim TOURE, Enseignant-Chercheur à l’USJPB, non moins Président fondateur du Pacte des Hommes Débouts contre l’Injustice (PHDI) Tel : 6671 6513/7928 63 23 emails : [email protected] et ibratour [email protected]

Source: info-matin

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