En un mot : paradoxe

Sur l’ensemble du territoire national, les enseignants ont déserté les classes en raison de la grève en série qui a provoqué plus de 30 jours sans cours. Les négociations entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants sont presqu’au point mort. Depuis quelques semaines, en plus des écoles publiques, celles du privé sont fermées. Pas de solution dans l’immédiat !

Au même moment, le Premier ministre tente de sauver les apparences. En déplacement dans le Centre et le Nord, il a procédé à la remise dans une école de Konna, d’un millier de lanternes solaires destinées à 24 établissements scolaires du cercle. A Gourma Rharous, le PM a inauguré un lycée construit depuis plusieurs années.

La provocation de trop, fulmine-t-on, dans le milieu d’enseignants. N’est-ce pas un paradoxe ? Puisque dans plusieurs villages des régions de Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao et Kidal, l’école a cessé de fonctionner depuis 2012. Pourtant, dans les faits et gestes du chef du gouvernement, il donne l’impression que l’école est dans une situation normale. Une posture qui fait dire à nombre d’acteurs de l’éducation que nous sommes très loin de la résolution de la crise scolaire.

DAK

L’Indicateur du Renouveau

Suivez-nous sur Facebook sur