Éditorial: le Mali dans la fraternité, l’adversité s’il le faut, mais jamais l’animosité

Un mois après le déclenchement de l’Intifada politique pour chasser le président élu du peuple de la Coline du pouvoir par les conjurés du 5 juin qui estiment que le temps est arrivé pour Bilal de souffler dans sa trompette, la vieille nation malienne se retrouve encore à la croisée des chemins. Son peuple, comme une belle dame esseulée, mais convoitée par tous y compris par les dégénérés et les nombrilistes.

Face à ses fils qui s’entredéchirent pour les miettes d’un régime certes légal et légitime, mais très fortement contesté, la communauté internationale s’active encore au chevet du Mali. Hélas, comme nous n’avions rien appris de ce qui nous était arrivé en 2012… !
Avec la survie de la Nation et de la République dans la balance, l’on feint de se parler, d’échanger, de dialoguer, de partager… la seule vérité qui vaille : le Mali mérite enfin d’être dans les priorités de chacun et de tous. De préférence dans la sororité et la fraternité ; dans l’adversité s’il le faut, mais jamais dans l’animosité. Le Maliba est notre héritage et notre devenir communs.
Logeant chacun au même palier de patriotisme, nous estimons à Info-Matin que quelle soit la légitimité des revendications et les colères, nous sommes condamnés à relever ensemble les défis. Pour décrisper la situation au Mali, quoi de mieux que de s’écouter et de parler clairement des problèmes de la société ?
Procéder par exclusive, c’est a priori, vouloir diviser davantage les Maliens. C’est pourquoi nous disons et assumons qu’exiger le départ du président IBK n’est pas la solution du problème, mais le début de l’incertitude abyssale.
La nation malienne ne trouvera sa quiétude et la félicité ni les confrontations stériles ni dans les fausses solutions qui brandies comme des palliatives s’avèreront demain plus nocives que la gangrène elle-même. Par nous, et pour nous, gérons notre problème.
Défendons-nous le président IBK ? Plus que jamais dans cette épreuve, mais au-delà de sa personne, la République et la démocratie qu’on veut clochardiser et théâtraliser. Avec ses procureurs et ses bourreaux triomphant de haine et d’irrévérence sur les réseaux sociaux ! Oui, le Quotidien des sans voix assume son parcours et sa prise de position. Il n’y a rien au-dessus du Mali. C’est sur ce Mali que nous sommes en accord avec le président IBK et tous les démocrates républicains, de tous les bords sans exclusives.

Par Sidi DAO

Source : INFO-MATIN

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