Edito : Cap vers la moralisation de l’Administration publique

S’il est question de situer les responsabilités pour raison de l’effondrement de toutes nos valeurs, l’administration publique malienne sera sans nul doute en peloton de tête. En ce lieu tout est monnaie courante sauf la culture de la bonne conduite. Dans la plus part des services, le laisser aller, le comportement inapproprié du personnel d’accueil et autres agents plombent le bon fonctionnement des structures.

Cette remarque est le côté un peu acceptable du système qui affaisse l’administration. L’enjeu capital  qu’il faudrait urgemment mettre en œuvre, c’est de combattre la corruption. Du plus haut sommet de l’Etat au planton, chacun a sa stratégie pour se faire injustement de l’argent. La tentation pour cette manne facile a ôté aux travailleurs le bon sens. Du coup, toutes les bonnes conduites édictées par la société sont foulées au pied. Plus de repère à suivre si ce n’est se remplir les poches.

Ce ‘’tout pour moi’’ sur le dos de l’Etat est devenu une doctrine qui a paralysé le Mali. C’est où prennent leur source toutes les crises que le pays traverse aujourd’hui. Tout a été délaissé et l’inimaginable, c’est  l’armée. La grande muette est victime de l’immoralité de certains chefs hiérarchiques qui ont passé le clair de leur temps à mettre les fonds alloués aux équipements sur d’autres directions bénéfiques à eux seuls. Surfacturation, corruption… plusieurs milliers de milliards sont ainsi partis en fumée. L’armée souffre et raison pour laquelle elle subit des situations déplorables sur le théâtre des opérations.

Ces hommes sans conscience continuent avec leur sale besogne. Incontestablement sous le régime IBK, ce comportement malsain de vol du dénier public a atteint un niveau inacceptable. Et trop c’est trop. Il est temps d’agir car un seul clan ne doit pas mettre en péril l’avenir de toute une Nation.

La lutte contre la corruption doit être primordiale car elle est la mère de tous les maux qui asphyxient l’Etat. Il faut plus de rigueur dans les sanctions car nous constatons avec stupéfaction que ceux-là qui sont responsables de ces actes odieux sont mis à la disposition de la justice et peu après, nous les voyons déambuler dans les rues avec l’air d’un digne fils. Cette légèreté dans les poursuites et peines fait que des citoyens ont en tête que lorsque vous êtes promu, c’est votre tour de vous remplir les poches. A défaut, dès qu’on vous enlève, vous êtes traité de maudit.

La moralisation de l’administration publique est indispensable. Elle est l’affaire de tous et doit être mise en œuvre à la règle à travers des mesures  qui frapperont de manière rigoureuse tous ceux qui seront fautifs.

Celui qui sera porté à Koulouba cette année doit faire de cela son cheval de bataille.

Boubacar Yalkoué

Le Pays

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