Edito: Au ministre des Transports et de la mobilité urbaine.

Certes, le ministre des Transports et de la Mobilité urbaine peut se vanter d’avoir la baraka parce que la fin de la grève de la faim des cheminots a coïncidé avec son arrivée, à la tête de ce département ; l’homme jouit aussi d’un capital de sympathie au Conseil malien des transporteurs routiers (CMTR) et dans les structures relevant du MTMU, mais cela  suffit-il à décréter tout de go qu’il est l’homme qu’il faut à la place qu’il faut ?

 

Evitons toutefois de vendre la peau de l’ours avant de l’avoir abattu, car le secteur des transports est comme du sable mouvant où tout peut basculer à tout moment. La cessation de la grève des cheminots n’a été obtenue  qu’après,  entre  autres, la  promesse fermé d’une reprise des activités sur les rails.

C’est vrai qu’un communiqué demande aux occupants illégaux du domaine de libérer les emprises du chemin de fer, cependant aucune action coercitive jusque-là n’est prise à leur encontre. Autrement dit, la situation reste en l’état alors que les Maliens rêvaient d’une reprise immédiate du trafic ferroviaire. A quand donc l’affirmation de l’autorité de l’Etat?

Secundo, la mobilité urbaine reste encore une chimère au Mali, précisément à Bamako à cause de l’occupation anarchique du domaine public tous azimuts. Il est impossible de circuler par endroits au centre ville et singulièrement au Grand marché avec des étalagistes qui exposent leurs marchandises sur le goudron, obstruant la voie. Ils sont à l’origine des embouteillages, tout comme les gares routières qui prolifèrent sur les axes névralgiques de la capitale. Pour désengorger Bamako, il va falloir prendre des mesures énergiques et impopulaires.

Avez-vous les coudées franches pour empêcher par exemple les maires véreux d’attribuer des autorisations d’installations anarchiques ? Quel cadre de collaboration allez-vous mettre en place avec vos collègues de la Sécurité, de l’Administration territoriale, de l’Environnement pour le succès de la mobilité urbaine ? Des questions qui font craindre le Mythe de Sisyphe, c’est­ à-dire un éternel recommencement après chaque remaniement ministériel, marqué par des actions d’éclat à l’allumage, mais sans lendemain. Gageons néanmoins que vous allez nous démentir : en relevant les défis. .

Majid

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