Système Hybride d’électrification Rurale au Mali (SHER) : Synergie entre les différents acteurs de développement du monde rural pour l’accès aux services énergétiques

Le CCI doit développer des actions de sensibilisation à l’intention des différents acteurs (dans les media, auprès des autorités, au sein des communautés, le grand public auprès des acteurs du secteur privé) et de plaidoyer afin d’Influencer davantage les décideurs, les Partenaires Techniques et Financiers au financement des projets d’investissements à caractère énergétique

 

L’Hôtel Olympe a servi de cadre, le jeudi 11 juillet, à la tenue d’une importante réunion du Comité de Coordination.

Intersectorielle. Présidé par le Président Directeur Général de l’AMADER, M. Mamadou Ouattara, l’atelier a regroupé les directeurs des cellules de planification et de la statistique des différents secteurs de développement, les maires des communes bénéficiaires et les Opérateurs ED et ER. Il s’agit de contribuer au renforcement de la synergie entre les différents acteurs de développement du monde rural pour l’accès aux services énergétiques. Partager avec les membres du Comité de Coordination Intersectorielle les différents investissements disponibles à l’AMADER pour la réalisation des projets ED et ER.

De façon spécifique, il s’agissait d’informer les membres du CCI sur les critères de sélection des localités bénéficiaires des projets d’investissements au niveau de l’AMADER ; de mettre en place un mécanisme d’échanges permettant le partage les besoins énergétiques des autres secteurs dans la planification énergétique de l’AMADER à travers une fiche de collecte ; de communiquer sur les aspects environnementaux et les différents documents contractuels des projets d’électrification rurale ; d’évaluer la mise en œuvre du plan d’actions de relance du CCI ; et intégrer les Schémas Directeurs des ADR dans les plans d’électrification.

Dans intervention, le PDG de l’AMADER a rappelé que la réunion s’inscrivait dans le cadre d’une communication entre les membres du CCI les Maires et les Directions Régionales d’énergie. Il a rappelé le rôle du comité intersectoriel qui, selon lui, apparaît comme celui d’un « facilitateur » agissant pour renforcer ou créer les liens nécessaires entre les différents intervenants agissant en milieu rural. Il s’agit de fédérer les actions des structures étatiques, décideurs, acteurs de développement, société civile pour l’accès à l’énergie. Aussi, soulignera-t-il, l’AMADER travaille dans un contexte difficile car de nombreuses initiatives sont engagées dans des cadres institutionnels différents pour l’accès aux services énergétiques. « On constate qu’il existe une grande cohérence au niveau de la hiérarchie nationale, mais cette cohérence diminue de façon dramatique au fur et à mesure que l’on descend au niveau régional et local. La question qui nous préoccupe à l’AMADER est donc de pouvoir conserver cette cohérence à toutes les échelles. Pour cela, les réunions doivent servir à améliorer les échanges entre l’AMADER en tant que cellule d’exécution des projets énergétiques et les autres structures du Comité » a-t-il précisé.

A noter que la journée a permis aux participants d’avoir de pertinentes présentations et des discussions en assemblée plénière. Les présentations ont porté essentiellement sur les éléments des projets d’investissements au niveau de l’AMADER et les critères de sélection des localités bénéficiaires des projets ; du mécanisme d’échanges et de partage des besoins énergétiques des autres secteurs dans la planification énergétique de l’AMADER à travers une fiche de collecte CSEI/AMADER, de l’état de mise en œuvre du plan d’action CCI et le nouveau plan d’actions, et les aspects environnementaux et documents contractuels.

Rappelons que le développement de l’électrification rurale figure parmi les objectifs prioritaires du Gouvernement qui considère l’accès à l’électricité comme un instrument majeur de lutte contre la pauvreté. L’électrification rurale contribue à la création de richesses et d’emplois en milieu rural, en particulier lorsqu’elle est développée en synergie avec les autres secteurs stratégiques tels que l’éducation, la santé, l’agriculture, l’élevage, la pêche et la maîtrise de l’eau.

Aminata Maiga

Le Rayon

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