Réunion du bureau de l’Union des chambres de commerce et d’industrie du G5 Sahel «Les relations économiques de la zone G5 Sahel : opportunités, défis et perspectives» au cœur des débats

Bamako abrite depuis hier, lundi 15 juillet, la première session de la réunion du bureau de l’Union des Chambres de Commerce et d’Industrie du G5 Sahel (UCCI G5 Sahel) sous le thème  » les relations économiques de la zone G5 Sahel : opportunités, défis et perspectives « . La cérémonie d’ouverture de cette rencontre, qui se tient à l’hôtel Sheraton, a été présidée par le ministre du Commerce et de l’Industrie du Mali, Mohamed Ag Erlaf. Ce, en présence d’autres personnalités, en l’occurrence le président de l’UCCI G5 Sahel, Ahmed Babe Ould Eleya et celui de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali, Youssouf Bathily.  

 

Selon ce dernier, le péril terroriste a contraint nos Etats à l’union par la création d’une force d’intervention qui est la force du G5 Sahel. Toutefois, ajoutera-t-il, il a été bien compris que la seule action politique et militaire ne pourra jamais vaincre la crise sécuritaire, car elle est aussi d’origine économique et sociale.

Le G5 Sahel, selon le président de l’UCCI G5 Sahel, au-delà de la prise en compte de la nécessité sécuritaire, se voudrait aussi une organisation capable de s’investir dans tous les secteurs vitaux de nos pays conformément la vision des chefs d’Etats membres.

En créant l’UCCI G5 Sahel, sous l’impulsion de la chambre sœur de la Mauritanie, les chambres de commerce et d’industrie du G5 Sahel, à en croire M.Bathily, montrent leurs préoccupations et leurs soucis pour leurs ressortissants, principales victimes de la crise sécuritaire qui frappe de plein fouet la région sahélienne dont notre pays, le Mali.

» En mettant en place cette organisation commune, les chambres consulaires de l’espace G5 Sahel manifestent leur volonté d’accompagner les Chefs d’Etat dans la stabilisation de la région sahélienne en participant activement à la mise en œuvre des projets économiques et sociaux. Elles ont compris que l’insécurité est le résultat de la misère des populations, de l’insuffisance de l’emploi qui plonge nos jeunes dans l’oisiveté et les pousse facilement à se jeter dans la méditerranée pour en mourir par millier à la recherche d’un hypothétique emploi« , a déclaré le président de la CCIM.

Et d’ajouter que cette préoccupante situation économique est la conséquence directe de cette crise sécuritaire qui crée les conditions idéales pour l’enrôlement de nos jeunes dans les réseaux mafieux et terroristes.  » Si les dispositions ne sont pas prises pour lutter farouchement contre la pauvreté, le chômage des jeunes, on ne vaincra jamais l’insécurité. C’est pourquoi, les chambres consulaires ont eu le souci majeur de créer cette union et d’apporter ainsi à nos autorités toute leur contribution à la promotion de l’économie locale par l’implication du secteur privé dans le processus de mise en œuvre des projets économiques du G5 Sahel permettant ainsi de créer des richesses et des emplois, gage de sécurité et de tranquillité« .

Pour permettre à l’Union de jouer pleinement son rôle de locomotive de l’économie locale, le président de la CCIM a saisi l’occasion pour appeler les Chefs d’Etat du G5 Sahel  à reconnaitre et à considérer cette organisation comme leur bras économique et à lui apporter tout le soutien qu’elle attend des plus hautes autorités pour réussir sa mission, qui consiste à soutenir les politiques économiques de leurs Etats.

Pour sa part, le ministre du Commerce et de l’Industrie du Mali, Mohamed Ag Erlaf a, dans son intervention, salué les organisateurs, pour le choix porté sur notre pays pour abriter la présente rencontre et pour leur volonté manifeste à participer au développement économique, à la lutte contre le chômage et la pauvreté et à favoriser la fluidité des échanges sur les différents corridors de l’espace du G5 Sahel.

Il a, par ailleurs, profité de l’occasion pour réitérer à l’Union tout le soutien du gouvernement du Mali à l’accompagner dans la mise en œuvre du vaste et noble chantier économique qu’elle envisage

Ramata S. Kéita

Source: l’Indépendant

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