Programme de développement à l’exportation de la viande : Des opportunités d’affaires pour le secteur privé malien

En prélude à l’organisation de la table ronde des bailleurs de fonds sur le Programme de développement à l’exportation de la viande au Mali (PRODEVIM), le ministre du Commerce et de la Concurrence a échangé ce mardi hier dans un hôtel de la place de Bamako avec le secteur privé. A cette occasion, Alhassane Ag Ahmed Moussa a souligné l’importance dudit programme. Lequel est vital pour le Mali et sera porté essentiellement par le secteur privé.

 

La rencontre d’échanges a été rehaussée par la  présence du ministre du Développement Industriel et de la Promotion des Investissements ; du Ministre de l’Elevage de la Pêche ; de la Coordonnatrice Résidente du système des Nations Unies, Mme Mbaranga Gasarabwe ; du  Représentant Résident du PNUD, de Madame la Représentante de l’ONUDI.

On y notait également la présence du Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali, ainsi que des acteurs de la filière bétail-viande.

Le PRODEVIM a été initié par le ministère du Commerce et de la Concurrence, le ministre de l’Elevage de la Pêche, et celui du Développement Industriel et de la Promotion des Investissements avec l’accompagnement technique et financier du PNUD et de l’ONUDI. La formulation de ce programme a fait l’objet d’un processus participatif avec l’ensemble des acteurs avant son adoption, par une communication écrite, en Conseil des Ministres, le 5 octobre 2018.

Pour la Coordonnatrice Résidente du système des Nations Unies, la démarche du PRODEVIM consiste essentiellement à développer des synergies entre les acteurs du sous-secteur de l’élevage et de la viande avec les programmes et projets en cours. Mme Mbaranga Gasarabwe  indique son objectif est d’assurer le développement de l’exportation de la viande, d’améliorer les revenus des producteurs, des marchands et des exportateurs de viande en vue d’accroître la valeur ajoutée des exportations du Mali et la création d’emplois. Ce qui offre des opportunités d’affaires aux acteurs privés maliens.

« Le programme de développement à l’exportation de la viande du Mali est tout d’abord conçu pour contribuer à la professionnalisation des éleveurs et à la mise en œuvre des conditions d’investissements du secteur privé dans la transformation du bétail en viande », a-t-elle précisé. Avant de conseiller : «  À ce titre, vous secteur privé êtes les premiers acteurs de programme. Il revient au secteur privé de construire les abattoirs et les infrastructures de conditionnement et transport de la viande ».

En revanche, dit-elle, le Gouvernement doit vous accompagner afin de créer les conditions favorables à la réalisation des activités. La réussite du programme dépend de l’engagement du secteur privé.
« Le secteur privé est au cœur de la mise œuvre du programme, vous êtes représentés à travers le CNPM et la CCIM dans les différentes instances de décision du programme, notamment au sein du Comité de pilotage », ajoute Mme Mbaranga Gasarabwe.

Avant de rappeler que  la première session du Comité de pilotage s’est tenue le 24 janvier 2019. L’on a recommandé la mise en place d’une commission pour préparer la table ronde des bailleurs de fonds, destinée à mobiliser des ressources additionnelles pour la mise en œuvre du programme. La table ronde des bailleurs de fonds est prévue pour avoir lieu en juin 2019 sous le leadership du ministère du Commerce. Cette table ronde cible particulièrement les Partenaires Techniques et Financiers ainsi que les acteurs du secteur privé porteurs de projets d’investissement dans le sous-secteur du bétail et de la viande depuis la production, la transformation jusqu’à la commercialisation.

Quant au ministre Alhassane Ag Ahmed Moussa, il a déploré le fait d’exporter  le bétail sur pied. Ce qui n’apporte aucune valeur ajoutée. Pour y faire face, le Gouvernement a décidé de mettre  en place ce programme. Selon lui, le PRODEVIM  est   vital pour le Mali et sera porté essentiellement par le secteur privé. Aussi, il salué l’appui technique et financier du PNUD et de l’ONUDI, tout en remerciant la Coordonnatrice Résidente du système des Nations Unies  pour son accompagnement.

Mahamane Maïga

Lejecom

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