Marché numérique unique: des pays africains se préparent

Les travaux de la 8e réunion du conseil africain des régulateurs (CAR) ont débuté hier mardi à l’hôtel Salam de Bamako. La rencontre s’inscrit dans la mise en œuvre du manifeste de l’Alliance Smart Africa pour la création d’un marché de Réseau numérique unique africain.

 

Se tient, du 16 au 18 juillet 2019, à Bamako, la 8e réunion du CAR avec comme objectif de faire le point de la mise en œuvre de certains dossiers, dont la mise en place d’un Réseau unique africain.

La ministre de la Prospective et de l’économie nu-mérique, Kamissa CAMARA, a présidé l’ouverture des travaux de ladite session en présence du prési-dent du régulateur malien, Cheick Sidi NIMAGA ; du Directeur général de l’Alliance Smart Africa, La-cine KONE. Prennent part à cette réunion, des res-ponsables et acteurs des TIC de plus d’une ving-taine de pays.

Dans ses mots de bienvenue, le président du régu-lateur malien a indiqué que cette 8e réunion marque un tournant décisif dans l’exécution des tâches qui leur ont été confiées en vue de per-mettre à la direction d’atteindre ses objectifs. Pour lui, il s’agit de mettre à disposition les instruments juridiques nécessaires à la poursuite de ses missions d’assistance et de soutien aux États membres de l’Alliance Smart Africa. À ce jour, plus d’une tren-taine de pays ont signé la convention de l’Alliance Smart Africa, à travers un manifeste. Ce document, a affirmé M. SIMAGA, traduit la vision des Chefs d’État de faire du secteur numérique, un levier im-portant de l’économie régionale et continentale et une source de productivité et de valeur ajoutée pour les entreprises de l’administration publique d’autre part.

« Les actions inscrites dans le Manifeste de l’Alliance Smart Africa si elles sont mises en œuvre permettront à nos États et aux acteurs du secteur des télécom-munications de favoriser l’accès abordable pour tous, aux produits et services des TIC », a expliqué le régulateur malien.

Pour le Directeur général Lacine KONE, l’initiative Smart Africa est devenue un outil politique des di-rigeants africains pour transformer le continent en un marché numérique unique en vue de l’amener au niveau de la société de transformation. Cet enga-gement partagé entre la société civile et les acteurs est le résultat de l’adoption de manifeste de Smart Africa.

« Le marché sera un marché où il n’y aura plus de frontière. La régulation des politiques de télécom-munications sera complètement disparue », a expli-qué l’Ivoirien. Mais cet objectif ne sera pas atteint sans l’harmonisation des régulations, de définir la régulation conventionnelle. Pour une transformation numérique, a-t-il interpelé, il est temps que les ré-gulateurs arrivent à anticiper sur l’avenir.

« Depuis 1990, nos États ont toujours été assis à la place des passagers. Il est temps que nos chefs d’État, à travers les régulateurs, donnent une orien-tation claire et de prendre toute leur responsabilité pour diriger les économies vers une transformation de l’économie numérique », a déclaré M. KONE.

Pour sa part, la ministre de la Prospective et de l’économie numérique a rappelé les chantiers réali-sés par le Mali, à travers son département. Elle s’est réjouie des résultats atteints même si tout n’est pas rose. Pour elle, des défis importants restent en-core à relever, notamment en matière de réduction des tarifs, d’amélioration de la qualité des services et de renforcement de l’accès particulièrement du monde rural aux services des TIC.

Par Sikou BAH

Source: Info-Matin

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