Marché du Bazin : Des commerçants dénoncent l’importation de tissus contrefaits en Chine

Ce cri de cœur a été lancé par les responsables (divers acteurs intervenant sur le marché du Bazin) du Groupement Mogo Djoguinenw (GMB), lors d’un récent point de presse, organisé à la place du souvenir au grand marché de Bamako.

Cette nouvelle sortie médiatique était dirigée par Mamadou  Minkoro Traoré, président de l’Assemblée permanente des  chambres de métiers du Mali (APCMM), en présence de  Bayaya Haïdara, membre de Groupement Mogo Djoguinenw (GMB), Cheick Oumar Sacko, président du syndicat national des commerçants détaillants du Mali ; Abdoulaye Diarra, secrétaire général adjoint du GMD, Assan Soucko présidente des femmes de marché et le président de l’association des teinturiers et assimilés de Bamako,  Adama Sissoko.
Il ressort que depuis un certain temps le marché malien a perdu son existence à cause de l’importation de  tissus Bazin contrefaits de nos couleurs comme Touloumani, VIP Bogolan, Namougouni, entre autres,  par des chinois.
Visiblement préoccupé, Mamadou  Minkoro Traoré, président de l’Assemblée permanente des  chambres de métiers du Mali (APCMM)a poussé un cri de cœur. « Aujourd’hui, c’est une assemblée d’alerte, c’est un signe de désespoir à cause du phénomène de concurrence déloyale des chinois.  Malheureusement, il y a beaucoup de boutiques  et d’entreprises artisanales fermées. En effet,  il  y a des teinturières, au nombre de cent trente qui  aujourd’hui n’ont même pas vingt personnes, et les vingt personnes ne travaillent pas permanemment ».
Appelant ses militants à garder la  patience et le calme, le patron des artisans  s’est exprimé en ces termes : « Donc c’est une alerte dans la discipline, car il est interdit à tout le monde de se rendre justice, l’objectif de cette assemblée générale organisée par les associations  de commerçants et des teinturières et assimilés  vise à lancer  un cri de cœur, un cri de désespoir ». Avant d’ajouter« Et nous espérons que les plus hautes autorités  comprendront notre démarche ».
Mahamane Maïga 

 

Source: lejecom

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