Lutte contre la vie chère : Le gouvernement atténue la nervosité des prix de 13 denrées

Les locaux de la direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (Dgcc) ont servi de cadre à une conférence de presse ce lundi 5 juillet 2021. Le directeur de la structure, Aboucadary Doumbia, était porteur du message du gouvernement qui s’y met pour améliorer le panier de la ménagère.

 

Face à la montée en flèche des prix des denrées de première nécessité, le gouvernement de transition n’est pas resté indifférent. C’est ce qui ressort comme information principale de cette rencontre du directeur de la Dgcc, Aboucadary Doumbia avec les hommes de médias.

Selon lui, dès les premières heures qui ont suivi la nomination des ministres de l’actuel gouvernement de transition, trois d’entre eux sont allés en besogne pour trouver au plus vite une solution à la montée des prix des produits de première nécessité. Il s’agit, dit-il, des ministres du Développement rural, de l’Industrie et du Commerce, de l’Economie et des Finances.

Le gouvernement décide ainsi de suivre sur le marché 13 produits pour le soulagement des populations. Parmi ceux-ci, d’ores et déjà, 8 sont suivis. Le conférencier a martelé qu’il s’agit des denrées comme le riz, le sucre, la viande, l’huile, le pain, le mil, la farine, le sel, le poisson, le gaz butane, le ciment et les hydrocarbures.

Malgré que cette nervosité des prix soit un héritage laissé par les précédents gouvernements, conscientes que l’Etat est une continuité, les nouvelles autorités s’engagent à prendre d’importantes décisions pour faire fléchir les prix.

Auparavant, le DG Doumbia s’est adonné à un exercice de rappel des causes qui ont engendré cette situation au Mali. De son avis, la capacité de transformation des produits au Mali est très faible. Elle se résume à 10% du potentiel agricole. Il soulignera aussi que l’offre a baissé et la demande a augmenté. Une des causes principales de cette augmentation des prix est, selon le DG Doumbia, la crise sanitaire du Covid-19. Partant, il a affirmé que cette maladie a occasionné la fermeture des usines partout dans le monde. Donc, le Mali qui importe beaucoup a senti plus les effets.

Bazoumana KANE

Source : L’Alerte

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