Filière lait au Mali : Faible niveau d’investissement pour la mise en place et le développement d’unités de transformation

S’exprimant au sujet de la problématique de la transformation du lait local au Mali, le président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (APCAM), Bakary Togola, a fait savoir que la filière lait reste confrontée à beaucoup de contraintes.

En cela, il cite  le faible niveau d’investissement pour la mise en place et le développement d’unités de transformation du lait. Selon lui, le lait produit n’arrive pas à couvrir l’ensemble des localités. Or les produits laitiers importés ne correspondent pas toujours aux préférences alimentaires des populations. Ce qui fausse les données du concept de sécurité alimentaire auquel la profession agricole (y compris les producteurs laitiers) s’est engagée.

Le Mali est connu comme un grand pays d’élevage, avec plus de 10 millions de bovins, 31 millions de caprins et d’ovins. Il est pratiqué par 80% de la population rurale et constitue la principale source de subsistance de nombreuses communautés. Quant au potentiel laitier, il est estimé à près de 2 milliards de litres, avec un disponible exploitable de 700 millions de litres, selon les données de la Direction nationale des productions et des industries animales (DNPIA).
Selon les acteurs de la filière, face à une population galopante et exigeante, ces mini-laiteries demeurent limitées par leur capacité à collecter des volumes plus importants, notamment pendant la période hivernale, et à distribuer dans des circuits plus longs. En plus, ce sont plus de 20 milliards de F CFA qui sont investis chaque année dans l’importation du lait et des produits laitiers. Cette manne financière, investie dans la filière locale, peut permettre aux acteurs de prendre en charge la consommation nationale tout en améliorant le taux. Ce qui passera par l’amélioration des dispositifs de collecte et des groupements des éleveurs qui bénéficieront des appuis à la production, notamment l’amélioration de l’alimentation des animaux et l’insémination artificielle.

Face à ces multiples défis, le ministre en charge de l’Elevage a annoncé plusieurs mesures visant à améliorer le secteur pour son industrialisation par la mise en place des unités de transformation et la valorisation de la chaîne commerciale.

Mahamane Maïga

Lejecom

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