Descente d’une équipe de la brigade fluviale, appuyée du PSIG sur le fleuve Niger Une dizaine d’exploitants de dragues interpellés à Baco Djicoroni, à Kalaban Coro, dans les alentours de l’hôtel Mandé et à Samaya Une trentaine de dragues repérées et mises sous surveillance

Déclaré activité potentiellement dangereuse contre l’écoulement normal des cours d’eau et la survie des espèces qui y vivent, le dragage fait  de nos jours l’objet d’interdiction stricte par les ministères des Mines et du Pétrole, de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable et de de l’Administration territoriale et de la Décentralisation.

 

C’est bien en appui à ces départements que la Légion de gendarmerie de Bamako conduit, depuis quelques jours, des opérations sur les berges du fleuve Niger, dans les secteurs de Baco Djicoroni, Kalaban Coro et Kabala.

C’est ainsi que la descente d’une équipe de la brigade fluviale, appuyée par le Peloton de surveillance et d’intervention de la Gendarmerie nationale (PSIG), a permis d’interpeller, le mardi 4 juin, entre 7 et 8 heures, 15 exploitants de dragues à Baco Djicoroni et dans les alentours de l’hôtel Mandé. La même opération aura permis de repérer 17 dragues sans leurs servants.

Les dragues ont ainsi été mises sous surveillance étroite du PSIG en attendant leur retrait du fleuve pour des besoins d’enquête. D’autres patrouilles, le long du fleuve, ont permis l’arrestation de cinq personnes dont quatre sur la berge de Kalaban Coro et une sur celle de Samaya. Comme à Baco Djicoroni, 15 dragues ont également été repérées et mises sous surveillance.

Dans le but d’encourager les gendarmes déployés dans les secteurs fluviaux susmentionnés, le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, le Général de Division Salif Traoré s’y est personnellement rendu le même jour.

Les consignes sont claires, car il s’agit de faire observer les mesures d’interdiction de dragage sur le fleuve Niger ainsi que sur ses berges. Cela y va, à la fois, de la préservation de ce fleuve si important pour le maintien de l’équilibre environnemental dans les zones qu’il traverse, mais aussi de la survie des espèces qui y vivent, surtout les poissons qui sont à ce jour les plus affectés, selon des études menées sur le désastre écologique du dragage.

C’est pourquoi, la détermination du gouvernement à faire appliquer la teneur de l’arrêté interministériel d’interdiction du 15 mai 2019, dont le ministère de la Sécurité et de la Protection civile est également signataire, demeure inébranlable.

Source securitaire

Source: l’Indépendant

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