BESOINS FINANCIERS DE LA TRANSITION : LE MANQUE CRUEL DE FONDS MALGRÉ LES ARBITRAGES

Le nouvel exécutif gère les affaires courantes mais les questions financières sont devenues délicates. L’apport des entités rattachées au département des finances reste décisif pour joindre les bouts. L’équilibre est devenu déterminant pour les autorités de la Transition qui tiennent bon malgré la conjoncture.

D’emblée, l’embargo imposé par la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) au lendemain du coup d’État n’a pas arrangé les choses. Un gel des activités financières   a fortement pénalisé la lancée au niveau du Ministère de l’Économie et des Finances. Sauf que la nouvelle équipe censée reformer le Mali en dix-huit (18) mois résiste tant bien que mal aux soubresauts économiques de cette décision désormais ajournée.

Le ministre de l’Économie et des Finances, Alhousseini Sanou, a eu le plan ingénieux de recourir à des séances d’arbitrage axé sur l’élaboration du budget d’État 2021. En effet, la gestion de la balance des dépenses et recettes n’a pas été simple ces deux (02) derniers mois.

Au niveau de la Direction Nationale des Impôts, nos sources indiquent que les recouvrements durant octobre étaient à hauteur de 300 millions de FCFA. Montant attribué à l’ensemble de l’exercice qui fut mitigé en début d’année avec le COVID-19 et perturbé avec les secousses socio-politiques de ces deniers mois.

Une sollicitation de l’arène bancaire s’impose donc pour augmenter les dettes de l’État afin de régler les salaires. Afin d’être prévoyant, un emprunt obligataire a été lancé par le Mali afin de récolter 100 milliards de (…)

BAMOÏSA 

NOUVEL HORIZON

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