Afrique : Les banques appelées à tirer profit de l’innovation et s’adapter à la réglementation

Pour continuer à créer de la valeur dans un secteur à forte concurrence, où les technologies favorisent l’apparition constante de nouveaux acteurs et produits, les Banques africaines doivent, d’une part, tirer parti de l’innovation sans succomber aux chants des sirènes.

Cette invite est de M. Patrick Mestrallet, Président du Club des Dirigeants de Banques et Etablissements de Crédit d’Afrique. C’était à l’ouverture des travaux de la 29 ème journée annuelle du club des dirigeants de banque et établissements de crédit d’Afrique, ce jeudi 8 février à Dakar.

D’autre part, poursuit cet administrateur de l’Union togolaise de banque (Utb), les banques doivent s’adapter à la réglementation et en tirer profit pour approfondir la gestion de leurs prises de risques afin de relever les enjeux et défis aux côtés des Etats et de leurs clientèles.

Ce qui colle avec cet événement qui convoque la réflexion autour de « Enjeux et défis pour la banque africaine de demain : entre innovations et risques ».
Selon Mamadou Bocar Sy, Président de l’Association Professionnelle des Banques et Etablissements Financiers du Sénégal (Apbef), les enjeux et les défis sont toujours les compagnons des banquiers.

Mais, fait-il remarquer, « nous vivons une époque où ils sont plus vivaces, plus intenses, plus prenants ; il s’agit entre autres de la digitalisation, de la cybercriminalié, de la finance islamique, de la réglementation… »

Avant d’ajouter que le métier de la banque évolue, change car il se modernise en se digitalisant au grand bénéfice de sa clientèle qui n’a plus besoin de se déplacer pour rencontrer son banquier et pour effectuer ses opérations courantes.

Dans la même veine, le Secrétaire Général du Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, représentant le Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan du Sénégal, M. Bassirou Samba Niasse, s’est félicité de l’environnement économique avec l’émergence de systèmes bancaires stables avec des groupes bancaires transcontinentales jouissant d’une grande surface financière et de la solidité requise.

Pour lui, en dépit des résultats forts appréciables, de nombreux défis restent à être relevés avec la mise en œuvre des réformes Bale II, Bale III et IV. A cela, M. Niasse y ajoute le renforcement de l’inclusion financière des populations, le financement des PME porteuses de croissance dans nos pays et le financement de l’agriculture.

A son avis, « dans un contexte où nos Etats s’évertuent à construire de grands ensembles économiques en Afrique, l’intégration de nos systèmes bancaires devient également un défi et j’allais dire un impératif ».

En effet, a-t-il ajouté, par des échanges d’expérience, une assistance technique mutuelle, une standardisation des process et pratiques, une interconnexion des systèmes de paiement et une ouverture des marchés interbancaires, il est possible de jeter les bases d’un système bancaire africain intégré et vecteur de l’intégration économique africaine.
Pour atteindre cet objectif passera inéluctablement par l’innovation, le développement régional et social et la maîtrise des risques.

Djibril Dieng

SourceLejecom

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