SOBANE DA : c’est bien 35 morts !

La division des Droits de l’Homme de la Minusma atteste le nombre de morts indiqué par l’ancien gouverneur de la région de Mopti dans son rapport d’enquête sur le massacre de Sobane Da, cercle de Bandiagara, région de Mopti: 35 personnes dont 22 enfants de moins de 12 ans au lieu de 101 morts annoncés par le maire de Sangha.

 

Le 9 juin 2019, une quarantaine d’hommes armés arrivent à Sobane Da. Armés de fusils automatiques, ils tirent à vue, puis entrent dans le village, incendient cases et greniers. La plupart des victimes meurent brûlées vives ou asphyxiées et près de 330 personnes fuient vers les villages voisins. D’après les enquêteurs des Nations unies qui ont pu interroger des survivants, des témoins ou encore des autorités locales et coutumières, ce massacre s’inscrit dans une spirale de violences inter-communautaires.

Les témoins ont pu identifier les auteurs comme étant des jeunes peuls d’un village avoisinant appartenant à un groupe d’auto-défense. Des jeunes dogons de Sobane Da, probablement membres d’une brigade de surveillance, ont quant eux tenté de répliquer. Dans les vestiges du village, les enquêteurs ont retrouvé deux armes collectives artisanales, sortes de fusils montés sur trépied, dont l’usage reste encore incertain.

Le mobile religieux exclu

Les enquêteurs des Nations unies n’ont pas établi d’affiliation des assaillants de Sobane Da à “un quelconque groupe armé extrémiste”. En effet, ils excluent également un mobile religieux à cette attaque, bien que l’église du village et des maisons marquées d’une croix aient été épargnées.

Le Général de Brigade Sidi Touré blanchi

Le rapport de la Minusma blanchit l’ancien gouverneur de la région de Mopti, le Général de Brigade Sidi Touré qui avait pourtant indiqué que cette attaque avait fait  35 personnes  au lieu de 101 morts comme annoncés par le maire de Sangha. Ce rapport de la commission droit de l’Homme de la Minusma vient confondre de nouveau ce dossier qui avait pourtant divisé les Maliens et qui a coûté la place au général Touré, limogé quelques jours après le massacre.

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