Situation sécuritaire : Peur sur le pays.

L’insécurité s’agrandit de jour en jour. Depuis 2012, le Malien vit dans une peur permanente.  Même si au départ, c’était les habitants des régions du Nord qui étaient  fréquemment menacés par des attaques terroristes,  aujourd’hui, c’est le pays tout entier qui tremble. Désormais, plus personne n’est à l’abri, tout le monde se sent visé. Malgré les promesses incessantes du gouvernement quant à   la mise en œuvre de toutes stratégies pour stopper ce mal qui, comme une gangrène,  repousse en nombre, la psychose demeure et plus que jamais têtue. Les victimes, on n’en compte même plus vu que le nombre est incalculable.

De désastre en désastre, à ce rythme, on ne peut en aucun cas avoir l’esprit ni tranquille ni lucide. Tout nous dit que rien ne va dans ce pays sur le plan sécuritaire. Les militaires et civils tombent chaque jour comme si la vie humaine a perdu son sens. Rien que le seul mois de janvier plusieurs localités telles Goma Kura, Touba Coro, Youwarou, Boni, Soumpi, Ménaka  furent victimes d’attaques terroristes. Ces attaques qui ont causé 50 morts civils et militaires. C’est lamentable! Sans pourtant évoquer les multiples attaques perpétrées au pays dogon et faisant des pauvres victimes de nature que ce soit, on trouve fermement que la situation sécuritaire est dans la dérive.

Le constat est que malgré la présence effective des Famas, des soldats de la Minusma et de la force française  barkhane dans les régions du Nord, les terroristes ne restent pas trop cachés dans leur nid. Ceux-ci continuent de frapper quand et où ils veulent. Bientôt les forces du G5 Sahel rentreront dans la danse de la défense contre ces meurtriers. Là, souhaitons que les choses prennent une tournure propice.

Outre la situation chaotique et la peur régnant au Nord, le centre ne fait pas exception. Les bandits armés vaccinés contre l’anxiété sèment chaque  jour des troubles. L’attaque du poste de péage de Sienso dans la nuit du 29 janvier 2018 est une preuve palpable justifiant nos propos.

Même dans la capitale du pays (Bamako), la population circule à longueur de journée la peur dans le ventre. La nuit, elle dort sur les oreilles attentives. Et chacun compte sur l’État pour la stabilité du pays. Malheureusement, jusque-là le bilan laisse à désirer vu que récemment (31 janvier 2018) un bureau de transfert d’argent et de change a été braqué aux halles de Bamako par des bandits non identifiés.

Aujourd’hui, le rêve le plus  fou du Malien est vivre dans la tranquillité. Mais quand prendra fin ce tourment?

Adama B. SAGARA

 

Source: SOLONI

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