Sécurité : Des fonds alloués à l’armée détournés

La CMAS, le FSD et l’EMK accusent le régime IBK d’avoir abandonné l’armée à son triste sort. Ils en veulent pour preuve le détournement en toute impunité des fonds alloués aux forces de défense et de sécurité. Comme si tout cela ne suffisait pas, les trois organisations reprochent au régime d’avoir installé au Mali « un pouvoir clanique et oligarchique, fondé sur la primauté de l’allégeance en lieu et place de la légalité, de la compétence et de la moralité dans les administrations et les charges publiques ».

Ensuite, la mise en péril des droits et libertés individuels et collectifs. Cela s’est traduit par la répression de « toutes les manifestations pacifiques (…), en particulier celles faisant suite aux dernières élections législatives, où des forces spéciales antiterroristes ont tiré à balles réelles, blessé, et tué des manifestants ».
Et enfin, l’abandon des secteurs clés de l’activité socio-économique. Sur ce point, la CMAS, le mouvement EMK (Espoir Mali Kura) et le FSD citent la situation dramatique et chaotique qui vit l’école malienne où depuis le début de l’année scolaire, les syndicats des enseignants observent une grève en raison de la non-satisfaction de ses revendications. « Le système éducatif malien est au plus mal » assurent-ils, avant de poursuivre que plus de 800 écoles sont fermées depuis sept ans dans l’insouciance totale du régime.

Au regard de ce qui précède et de l’impérieuse nécessité de sauver notre Nation « d’un péril certain », les trois organisations, au-delà de la manifestation du vendredi, appellent les Maliens à la reconstruction des forces armées et de sécurité, la préservation de l’intégrité territoriale du Mali et à une gouvernance vertueuse garantissant la paix, la sécurité, la justice et la réconciliation nationale. La réalisation d’un tel objectif, estiment-elles, exige la démission du président Ibrahim Boubacar Keita et de son régime dont « la gouvernance a mis en danger de dislocation notre Pays et notre Nation ».

Source : Nouvelle Libération

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