Mali : la France condamnée à rester

Depuis 2013, les militaires français se succèdent au Mali sous les opérations «Serval» ou «Barkhane». Pourtant la situation ne s’améliore pas entre des groupes terroristes qui s’adaptent à la présence française et un pays qui se délite en trois zones.

C’était le temps où François Hollande se promenait en libérateur dans les rues de Tombouctou. Dans la ville du Nord qui venait d’être reprise en un temps record par les forces françaises, l’ancien président avait déclaré, le 2 février: «Je viens de vivre la journée la plus importante de ma vie politique.» Il avait aussi fait une promesse: «La France restera avec vous le temps qu’il faudra.»

Lancée en janvier 2013 pour faire barrage aux djihadistes qui fonçaient sur la capitale Bamako, «Serval» fut un modèle d’intervention militaire. L’opération française a écarté en un temps record la menace des groupes armés islamistes. Dans la foulée, l’élection d’Ibrahim Boubakar Keïta (IBK) à la présidence faisait souffler dans la capitale un espoir de paix et de refondation démocratique pour le Mali. L’ouverture d’un dialogue avec le Nord, rebelle au pouvoir central de Bamako, laissait espérer une stabilisation de la zone sahélienne. Un an plus tard, le remplacement de «Serval» par «Barkhane», et ses 4500 soldats qui tentent …

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