Maldonne diplomatique.

Le Mali ne peut pas signer des actes internationaux qui établissent des forces internationales et “amies” sur son sol et être seul à chaque fois à payer le prix fort et à étrenner des bilans aussi macabres. L’erreur dans le jeu est palpable à l’œil. Nos populations s’interrogent, nos pouvoirs sont dans un dilemme permanent entre désarroi et impuissance. L’ennemi frappe, seul son feu est vu et lui invisible en 2019, pourtant sans armes et avions furtifs, sans pick up mais des motos.

Nos amis et partenaires sont pour beaucoup peu francs dans la situation actuelle. Osons le dire contre toutes convenances.

J’en appelle au président de la République, en marge de toutes les initiatives actuelles, de faire un rappel de toutes les compétences du Mali: en intelligences sécuritaire, diplomatique politique et économique, en communication, en stratégie, etc. La gestion du Mali ne peut plus se payer le luxe d’une gestion de régime, de partis ou majorités au pouvoir, de clans, etc.

La gestion politique par majorité et opposition ne convient pas à un pays à plat ventre. C’est trop de luxe politique, c’est une perte de temps, d’énergie, d’hommes et d’opportunités.

Sortons des schémas classiques qui nous sont imposés et qui nous aneantissent dans la pensée et l’action. Nous n’avons pas les ressources humaines et matérielles pour rester dans des schémas qui marchent dans les démocraties centenaires.

On ne peut pas continuer avec cette maldonne diplomatique où nos amis sont dans notre cour, nous regardent mourir et pleurent simplement sur notre sort.

Monsieur le président de la République, vous êtes seul maître à bord. Le Mali doit se gérer au plus vite par la force de ses intelligences qu’il faut au plus vite rassembler autour de vous, par l’union sacrée de tous ses fils autour de discours forts, francs et crédibles.

Même en essayant de rester zen, nous n’en pouvons plus !

Bamako, le 02 novembre 2019
Alassane Souleymane
Journaliste

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