LA FC-G5 SAHEL ET L’ANTITERRORISME : Le difficile combat face à l’échec !

Traquer les groupes armés terroristes qui écument le Sahel s’avère une mission délicate. Alors que des armées de la région comptent leurs morts, la Force conjointe du G5 Sahel fait cas d’un bilan de ses opérations en ce mois de novembre.

 

Le secrétariat permanent du G5 Sahel tente d’amplifier le travail de la Force conjointe. En effet, il annonce en grande pompe, la traque de 25 terroristes et la saisie du matériel lors d’une opération menée dans le Gourma (Burkina). Est-ce suffisant pour parler de succès militaires contre les groupes terroristes ?

Selon un communiqué du secrétariat permanent du G5 Sahel, durant les deux premières semaines du mois de novembre 2019, la Force conjointe du G5 Sahel (FC-G5 Sahel) a mené conjointement avec les armées du Burkina Faso, du Mali et du Niger une action.  Du coup, on parle d’une opération majeure appuyée par la force Barkhane et dont l’objectif était de traquer les groupes armés terroristes (GAT) dans le Gourma et leur contester leurs zones de refuge, de transit et de stockage.

Au G5 Sahel, le qualificatif ne manque pas car, dit-on, c’est une opération d’envergure qui a mobilisé plus de 1400 hommes et d’importants moyens terrestres et aériens et qui a été un franc succès à plus d’un titre : d’abord en termes de coordination, il faut saluer l’engagement ferme et sans précédent de toutes les parties prenantes. Ensuite en termes de résultats, on peut citer 25 terroristes neutralisés ou capturés ; 64 motos détruites, 2 véhicules récupérés, portant ainsi un grand coup à la mobilité des GAT de cette zone ; des armes et une importante quantité de munitions diverses saisies ; plus d’une centaine de téléphones récupérés ; un dépôt de carburant et un atelier de fabrication d’EEI détruits.

Est-ce une innovation ?  Au stade actuel et en termes d’engagement des unités de la Force conjointe, “cette opération arrive juste après celle effectuée dans le fuseau Est, à la frontière nord entre le Niger et le Tchad, dans la première quinzaine d’octobre et qui a aussi capitalisé d’importants résultats. Ceci prouvant s’il le faut l’engagement et la détermination de la Force conjointe à mener sa mission de lutte contre le terrorisme et le crime organisé qui gangrènent et endeuillent notre espace sahélien commun”.

Cependant, l’opération a enregistré des pertes en vies humaines : “C’est le lieu ici, de saluer la mémoire de toutes les victimes civiles et de l’ensemble de nos vaillants soldats tombés au champ d’honneur”, annonce le secrétariat permanent du G5 Sahel.

Une source précise tout de même, “malgré, d’une part, la forte volonté affichée d’agir sur le terrain contre un ennemi commun et d’autre part un fort engouement international, toutes choses imposant une forte attente de résultats dans un contexte où les populations concernées sont encore plus exigeantes, pour la Force conjointe du G5 Sahel et l’ensemble des forces en présence, les défis restent grands et la lutte contre le terrorisme est une œuvre de longue haleine”.

Face à l’échec, il faut maintenir l’effort de coordination

De l’espoir pour arriver du terrorisme ? Pour le G5 Sahel, “l’optimisme est permis, car nous croyons en la Force conjointe et nous restons déterminés à poursuivre la tâche, dans la continuité du labeur accompli par nos prédécesseurs. La situation sécuritaire évoluant elle aussi en permanence, il y a assurément un besoin encore plus pressant de maintenir l’effort de coordination et de mutualisation des capacités, dans cet élan de solidarité interne et d’accompagnement externe qui fait le socle de notre outil commun qu’est la Force conjointe. Cet optimisme devra être généralisé jusqu’au niveau de nos populations dont le soutien reste capital”.

Le contexte d’attaques terroristes aidant, le G5 Sahel doit aller plus dans sa mission. C’est à juste titre que dans le cadre de l’opération “Tongo-Tongo” (opération bilatérale entre le Mali et le Niger) destinée à traquer les terroristes à la frontière entre les deux pays, qu’une patrouille des FAMa a été accrochée à Tabankort. On déplore la mort d’une vingtaine des FAMa.

Le bilan de la FC G5 Sahel peut être apprécié s’il n’y avait pas eu la double attaque de Boulkessi et Mondoro ciblant des militaires maliens. Certains voient cela comme un nouveau symbole de l’échec du G5 Sahel.

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