Forum de Dakar: le mandat de la Minusma au cœur des débats

Tout au long du forum sur la paix et la sécurité de Dakar, les critiques se sont fait entendre contre l’ONU et la Minusma. Les présidents sénégalais et mauritanien ont appelé tour à tour les Nations unies à se reformer et ont réclamé un mandat renforcé pour la mission de l’ONU au Mali. Une demande récurrente ces dernières années alors que la Minusma peut en réalité déjà avoir recours à la force si nécessaire.

Ce possible usage de la force est consacré par le chapitre 7 de la charte des Nations unies, accordée à la Minusma dès sa création en 2013. Mais face à une situation sécuritaire qui ne cesse de se dégrader, le Conseil de sécurité de l’ONU va décider de lui accorder trois ans plus tard un mandat « plus robuste » en l’autorisant à utiliser « tous les moyens nécessaires » pour accomplir sa mission.

Ainsi, est-il précisé dans le texte de la résolution, la Minusma peut « anticiper et écarter les menaces » et « prendre activement des dispositions musclées pour contrer les attaques asymétriques dirigées contre des civils ».

Si théoriquement la mission a donc la possibilité d’intervenir, en pratique elle ne le fait guère car selon Arthur Boutellis, conseiller senior à l’International Peace Institute, elle n’est pas configurée pour le combat, en raison notamment, d’un déficit en terme de renseignement tactique.

Vous ne ferez jamais d’une force de maintien de la paix, une force de contre-terrorisme efficace et ce n’est pas sa vocation.

Arthur Boutellis, conseiller senior à l’International Peace Institute

Mais au-delà de l’aspect technique, il y a aussi et surtout, un que

Mais au-delà de l’aspect technique, il y a aussi et surtout, un questionnement politique. Une force de maintien de la paix comme la Minusma a-t-elle vocation à faire du contre-terrorisme ?

RFI

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