Elections maliennes 2018 : L’opposition demande la certification des résultats par l’ONU

Le chef de file de l’opposition, Soumaïla Cissé a déclaré le week-end dernier que l’opposition a adressé une lettre au président du Conseil de sécurité de l’ONU pour attirer son attention sur le risque d’une éventuelle crise postélectorale au Mali. Et de solliciter l’ONU pour la certification des résultats de l’élection présidentielle de juillet prochain.

Le chef de file de l’opposition a profité du cadre de l’espace d’échanges entre les leaders politiques, d’associations, activistes et militants autour de l’alternance en 2018 initié par Dr. Etienne Fakaba Sissoko, pour informer l’opinion du contenu d’une lettre qu’il a envoyée au président du Conseil de sécurité de l’ONU concernant les risques d’une crise postélectorale au Mali.

Pour Soumaïla Cissé, le président Ibrahim Boubacar Kéita ayant perdu ses soutiens religieux et militaires ne peut aucunement prétendre gagner l’élection présidentielle de juillet prochain au 1er tour sauf s’il s’appuyait sur la fraude électorale. ” Puisqu’il ne peut pas gagner au 1er tour, pour éviter de faire ce que certains ont fait, c’est à dire 6000 inscrits, 6000 votants, 6000 voix pour IBK, et Macron n’est pas Hollande alors l’opposition consciente des risques d’une crise postélectorale, qui risque de mettre le pays à l’envers a envoyé une lettre à l’ONU pour la solliciter de certifier les résultats du scrutin présidentiel de juillet prochain comme elle l’a fait en Côte d’Ivoire”, a expliqué le chef de file de l’opposition.

C’est parce que l’opposition aime le Mali qu’elle a adressé cette lettre à l’ONU, s’est défendu le chef de file de l’opposition. “Notre pays, nous l’aimons, nous ne cherchons pas qu’il y ait une crise postélectorale. S’il y a une crise postélectorale à Bamako, les terroristes peuvent atteindre Ségou. Avant qu’on en soit conscient, ils seront à Baguinéda. Et ça nous voulons l’éviter”, a-t-il prévenu. Et Soumaïla Cissé d’inviter les Maliens d’appuyer cette démarche qu’il juge vertueuse pour anticiper sur un risque de crise poste électorale. “Comme ça, si l’ONU déclare qu’un tel a gagné, nous le suivrons parce que, nous sommes sûrs qu’elle est neutre. Nous avons donné cette lettre à la Cédéao, et à l’Union africaine”, a-t-il conclu.

Oumar B. Sidibé

Par L’Indicateur du Renouveau

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