DIALOGUE INCLUSIF : Comment Kidal et Mopti ont été exclus

Un ressortissant de Tombouctou qui a 86 ans, Baba Akhib Haïdara ; un de Gao (précisément Ansongo-Bentia), Ousmane Issoufi Maïga, qui en a 77 ans, et une dame qu’on peut qualifier de ressortissante du sud. Elle a 73 ans et se nomme Aminata Dramane Traoré. C’est le fameux triumvirat du président de la République.

Les trois personnalités en charge de faciliter le dialogue inclusif entre tous les Maliens. Pour être inclusif, il faut dire que, dès le départ, le choix des trois personnes a plutôt mis l’accent sur l’exclusivité tant et toujours voulue et entretenue par IBK, lui-même, dans le cadre de l’ensemble de sa gouvernance.

Ibrahim Boubacar Kéïta a expressément choisi, sans qu’on ne sache pourquoi, d’exclure une grande partie du territoire national et un grand nombre de la population nationale. Il s’agit de Kidal et de Mopti. Si c’est de dialogue, de réconciliation et de paix qu’on parle, il faut avoir le courage de dire que «les bâts qui blessent» sur ces chapitres, dans notre pays, nous viennent, essentiellement, de Kidal et Mopti. Ce sont ces deux zones qui constituent des épines aux pieds de nos autorités et constituent des entraves à la paix tant souhaitée par le peuple malien ; surtout, pour ce qui concerne le centre.

Au final, comme l’ont dénoncé plusieurs responsables politiques, un grand nombre de militants et sympathisants de la société civile, plusieurs simples compatriotes, IBK a un autre agenda dans le cadre de la résolution de la crise malienne. Il ne pardonnera jamais aux «responsables touaregs» de Kidal l’humiliation qu’ils lui font subir, tous les jours, l’épine qu’ils ne cessent d’enfoncer, tous les jours, dans ses pieds. Pour ce qui concerne Mopti, il assimile cette ville à la personne de son prédécesseur, ATT.

Moussa Touré
Source : Nouvelle Libération

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