Crise sécuritaire dans le centre : L’armée malienne et la milice « Dana Ambassagou » pointées du doigt

Les responsables de l’association « Yirwere Pulaaku »  sont vent debout contre les atrocités qui visent les peuls dans le centre de notre pays. Dans une déclaration rendue publique, ils accusent  à la fois, l’armée malienne déployée dans la zone et la milice Dana  Ambassagou d’être à l’origine de ces actes odieuxC’était à la faveur d’une conférence de presse tenue le mercredi 1er juillet au sein de l’association Tabital pulaaku sis à Amdallaye  ACI en commune IV.

 

Ladite conférence de pressecoanimée par la présidente de l’association « Yirwere pulaaku »,Asmaou Barry et le président de « Tabital pulaaku »Abdou Sow, a été marquée par une projection vidéo montrant à visage découvert,  des peuls froidement abattus à mort par des présumés dogons.

Les conférenciers ont tout d’abord  précisé  que l’objectif visé  n’est point d’aiguiser  la haine entre  les groupes humains, plus particulièrement il s’agit des  communautés peules et dogons. Ils ont indiqué  que la communauté peule du fait d’un amalgame, volontairement entretenu a payé  un lourd tribut dans la lutte contre les groupes djihadistes. Avant de s’indigner contre les expéditions punitives  faites  contre cette communauté. « Des villages entiers  ont été  rayés, des bras valides, des hommes et des femmes  d’un âge  avancé, des bébés ont été  froidement abattus sans  une raison  autre que celle  de leur  appartenance à un groupe ethnique déterminé en particulier, le groupe ethnique  peul »,déplorent-t-ilsPar ailleurs, les orateurs  ajouteront que  ces faits sont hélas attribuables à certains de nos forces de défense et de sécurité et surtout  disent-t-ils, à la milice dite « génocidaire » de Dana Ambassagou. Selon eux, cette milice  a montré  jusqu’où pouvait conduire  la haine et la  cruauté  de l’homme. Partant, les conférenciers  appellent au dialogue entre les parties invitant les autorités à s’impliquer davantage pour que la paix revienne progressivement dans  cette  localité quasiment abandonnée.

Yacouba COULIBALY

Figaro du Mali

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