Attaque à Kidal, hier: Un blindé de la MINUSMA saute sur un engin explosif

La terreur des terroristes continue au Nord du pays. Hier, lundi 8 juillet 2019, à Kidal, le contingent béninois de la MUNISMA à bord d’un blindé a sauté sur un Engin Explosif Improvisé (EEI). C’était à la sortie Nord-Ouest de la ville de Kidal. Bilan provisoirement établi : un véhicule brûlé. Donc, aucune victime n’avait été signalée au moment où nous mettions sous presse.

 

Les Vieux démons ont refait surface au Nord. Il y a de cela un bon moment, l’on ne parlait pitoyablement que du Centre de notre pays. Mais, voilà, subitement, qu’hier, dans la matinée, toute la population de la ville de Kidal, fief des ex-rebelles de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA), était soumise à une psychose totale. Les terroristes ont encore fait parler d’eux sur place. Et, c’était la MINUSMA (Mission Internationale des Nations Unies pour la Stabilisation du Mali) qui a été visée. Tout de même, s’il faudrait le dire ainsi, la présente attaque a fait plus de peur que de mal. Car, selon nos informations recueillies à chaud, ne font état d’aucune perte en vies humaines. Toutefois, selon des sources concordantes, c’est un blindé du contingent béninois de la MUNISMA qui a été détruit. Comme savaient le faire les terroristes, l’attaque a été perpétrée par un Engin Explosif Improvisé (EEI) sur lequel  le dit blindé au passage a  sauté fatalement.

En tout cas, si on peut noter que ce fief des ex-rebelles de la CMA semble une des parties les mieux sécurisées de notre pays depuis quelques années maintenant, il est aussi important de signaler que les troupes de la MINUSMA sont toujours et partout visées par les attaques terroristes qui arrivent à semer de la psychose au sein des populations locales.

La présente attaque n’a pas été revendiquée au moment où nous étions presse. Pourtant, ces bandits de grands chemins, Iyad Ag Ghali et ses lieutenants sont en activité dans la zone. Il faut rappeler que ce terroriste est fréquemment en déplacement dans  cette partie de notre pays et y opère en toute impunité. Et, aujourd’hui, faute de présence des Forces Armées Maliennes Sécurité (FAMAS), ce sont les forces étrangères (MINUSMA et Barkhane) qui font les frais dans cette bataille de rudes épreuves.

K. Komi

LE COMBAT

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