Nord du Mali : une région sous haute sécurité, les Groupes Armés Terroristes en échec !

Les peuples de la vallée du Tilemsi et du grand nord malien seraient inquiets d’une possible expansion des terroristes d’AQMI. Pourtant, le déploiement important des forces de défense et de sécurité a de quoi rassurer.

 

De la vallée du Tilemsi jusqu’à l’extrême nord du Mali, occupée par des tribus nomades ou itinérantes, les populations aspirent à vivre en paix. Cependant, des voix s’élèvent en annonçant que les habitants vivraient avec la peur au ventre.

 

 

La situation serait due à la présence lancinante des terroristes, notamment des membres d’Al Mourabitoune. Toujours présent dans le secteur, le groupe affilié à AQMI oppresserait de temps à autre la population qui serait sous la coupe des terroristes au quotidien.

 

Les méthodes du groupe terroriste sont bien connues : prélèvement d’une « zakat », pillage de commerces, taxation par des coupeurs de route et, pour tenter d’assoir leur domination par la peur, s’adonnent souvent à des actes de répression à l’encontre de notables de la région. Par exemple, le 13 septembre dernier dans le village d’Amassine, des témoins auraient observé un pick-up de couleur sable, avec à son bord au moins six combattants terroristes, sans doute trafiquants d’armes, équipés de fusils kalachnikov et d’une mitrailleuse.

 

Malgré ces témoignages peu réjouissants, il convient de rappeler que l’apparition de ces petits groupes de criminels est très furtive, car ils ne restent jamais très longtemps. Préférant s’en prendre aux innocents et à la population, notamment en posant en cachette engins explosifs, ils ne sont pas réputés pour leur courage. Au contraire, ils sont davantage connus pour être très craintifs des forces armées présentes sur la zone.

 

En effet, les forces de défense et de sécurité sont bien de retour dans la région. De Bourem, où l’on a pu voir le retour de chars des forces armées maliennes à l’entrée de la ville, jusqu’à Kidal, où les FAMa ont installé un bataillon de l’armée reconstitué (BAR) pour contribuer à la sécurité de la ville, de nombreux détachements armés contrôlent la vallée et ses alentours.

Dans le Tilemsi et jusqu’aux Adrars, à de multiples endroits, des drapeaux du MNLA ou de la CMA sont peints sur des rochers ou des maisons. Les groupes armés signataires, sous bannière de la CMA, du MNLA et du HCUA, ont installé dans la région une multitude de check-points. Plus récemment, c’est sur la Transsaharienne, à l’entrée nord du village d’Aménagel, qu’un point de contrôle de la CMA a été activé.

 

En plus de ce dispositif, les habitants des villages de Takazkaza et Inchagara, deux localités situées à proximité de Tabrichat, ont pu observer ces derniers jours la présence de nombreux éléments armés de la force Barkhane entre Gao, Kidal et Tessalit. Pour rappel, ceux-ci sont en plein repositionnement pour mieux venir à bout des terroristes, comme annoncé par leur Président. Alors que leurs avions resteront bien présents, ils semblent poursuivre l’appui aux FAMa, aussi bien pour faire face aux mouvements djihadistes dans la région, que dans la lutte contre les engins explosifs artisanaux…

Servant de carrefour pour les échanges commerciaux entre Gao et les pays du Maghreb, la sécurisation de ce vaste territoire stratégique représente un enjeu majeur pour tout un pays. AQMI et son groupe supplétif, Al Mourabitoune, sont donc très loin d’être en terre conquise. Elle est, de ce fait, vouée à rester sous le contrôle des forces de sécurité, loin de céder devant la menace des groupes armés terroristes.

Mamadou Bare

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