Violences en RDC: la communauté internationale, inquiète, réagit

Les réactions se multiplient après la répression des marches des laïcs chrétiens dimanche dernier 31 décembre. Après l’église catholique qui condamne les violences, le gouvernement congolais qui dément toute victime et tout abus, plusieurs chancelleries et organisations internationales ont tenu à faire part de leurs inquiétudes.

Il y a ceux qui condamnent sans ambiguïté la répression ou un usage excessif de la force. La francophonie : Michaëlle Jean, sa secrétaire générale, a twitté dès le 31 décembre, puis la Belgique, le Canada, les Etats-Unis. Pour le département d’Etat américain, les actes posés par le gouvernement congolais et ses forces de sécurité sont « incompatibles avec la démocratie et un processus électoral crédible ».

L’Union européenne rappelle même aux autorités congolaises qu’elles ont « le devoir de protéger leurs citoyens et non de les réprimer ».   Le président de la commission de l’Union africaine, Moussa Faki, a lui aussi dit déplorer « profondément les pertes en vies humaines enregistrées à cette occasion, et appelle à faire la lumière sur tout excès commis par les forces de l’ordre ».

D’autres préfèrent simplement appeler les forces de sécurité « à la retenue » ou à faire « un usage proportionné de la force dans le cadre du maintien de l’ordre » sans mentionner le cas de ces manifestations, c’est le cas du secrétaire général des Nations unies ou du ministère français des Affaires étrangères.

Mais toutes, chancelleries comme organisations internationales, insistent sur le respect des droits et libertés, notamment du droit de manifester, sur la mise en œuvre de l’accord de la Saint-Sylvestre et de ses mesures de décrispation, et surtout sur la tenue des élections comme annoncées en décembre 2018.

RFI

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