TCHAD Justice : Des réfugié politiques extradés par le Niger au Tchad vont être jugés par une cour criminelle aux ordres.

Le Niger de Mahamadou Issoufou portera une responsabilité inéluctable dans la décision aux ordres et déjà sut que s’apprête à prononcer la justice d’Idriss Déby.

Mahamat Hassan Boulmaye et notre camarade Ahmat Yacoub Adam respectivement réfugiés politiques en France et en Égypte ont été arrêtés au Niger sans qu’ils ne puissent causer ou enfreint les lois de ce pays. Des réfugiés opposants tchadiens venus de la Libye au Niger avec la mission d’y retourner. C’est sur les ordres du régime d’Idriss Déby que les autorités sécuritaires du Niger ont arrêté nos compatriotes, en bafouant les lois internationales.

Depuis bientôt 2 ans, Mahamat Hassan Boulmaye, Ahmat Yacoub Adam, et le Dr Abderaman Issa Youssouf ont été embastillés le 04 octobre 2017 à Agadez. Pour les autorités du Niger, les raisons avancées sont totalement fausses. Pour les Nigériens, Niamey avance que ces rebelles tchadiens ont été arrêtés dans le désert à 400 km au nord de la frontière tchado-libyenne, et qu’ils seraient entrés illégalement dans le pays, à bord d’un véhicule équipé d’armes lourdes, et qu’ils se livraient à des activités illégales. Un chienlit qui ne convainc personne.

Depuis lors, Mahamat Hassan Boulmaye et Ahmat Yacoub Adam ont été vus la dernière fois le 18 janvier 2019 à la prison d’Amsinéné avant d’être renvoyés vers une autre destination. Une apparition très contrastée puisqu’elle n’évoque pas leur 3e compagnon qui aurait succombé de sa maladie en lieu de détention trop rigide au bagne de Koro-Toro.

La comparution de ce jeudi 06 juin 2019 à la cour criminelle pose un réel problème de la justice au Tchad qui opère assez souvent à deux vitesses. Il y a aussi un problème de droit international puisque ces personnes sont des réfugiés politiques connus et reconnus par les Nations Unies et le HCR.

À partir de demain, nos camarades seront établis sur la nature des accusations “probablement la fameuse déstabilisation des institutions de l’état avec une entreprise terroriste “ alors qu’ils étaient au Niger, mais pas encore au Tchad. Des mobiles plus ou moins fantaisistes.

Quoi qu’il en soit, Tchadanthropus-tribune restera solidaire de ses camarades de lutte et leur apporte son soutien.

Tchadanthropus-tribune

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