Sénégal: La mort d’un Bissau-guinéen fait grincer des dents

La mort d’un Bissau-guinéen fait réagir les organisations des droits de l’homme. Ces derniers exigent que la lumière soit faite sur cette affaire pour situer les responsabilités. Se sentant visés, les agents de la douane Sénégalaise ont réagi à travers un communiqué. Ces pertes en vie humaines ont lieu alors que des pèlerins Bissau-Guinéens tentaient de rejoindre Médina Gounas, une localité du Sénégal, dans le cadre d’une ziara annuelle.

Tensions dans les deux pays

Les faits remontent au 8 février dernier, au poste de Nianao où siègent des policiers et des douaniers sénégalais. Pour passer la frontière et rejoindre le Sénégal, ces derniers ont demandé aux pèlerins la somme de 2.500 francs CFA. Une mesure qui n’a pas été acceptée à cœur joie par les guinéens. Ils ont donc manifesté leur refus, avant de passer à la vitesse supérieure. La foule, en furie, s’est alors mise à jeter des pierres sur les douaniers, qui sont repartis dans leurs bureaux.

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Pour rétablir l’ordre, les forces sénégalaises ont utilisé leurs armes, faisant ainsi un mort côté guinéen.

Pour se venger, de l’autre côté de la frontière, les Bissau-Guinéens ont mis fin à la vie d’un  chauffeur sénégalais.

La douane sénégalaise regrette et calme les ardeurs

Pour éviter les incidents diplomatiques. Les autorités sénégalaises ont réagi afin de calmer les ardeurs.

«Le directeur Général des Douanes, Monsieur Oumar Diallo et toute l’Administration des douanes regrettent cet incident malheureux et présentent leurs condoléances à la famille de la victime et aux autorités religieuses de Médina Gounass’’.

Pour informer sur ce qui s’est passé ce jour-là, la douane s’explique.

« Pour se dégager de cette situation lourde de danger, des coups de sommation ont été tirés par les agents des douanes pour disperser la foule. Mais une balle a malheureusement atteint une personne de nationalité bissau-guinéenne ».

Les défenseurs des droits humains s’en mêlent

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Mis au courant de cette histoire, les défenseurs des droits humains réclament l’ouverture d’une enquête.

Il s’agit de la Ligue Sénégalaise des Droit Humains, la Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme et Amnesty International. Ces derniers comptent unir leurs forces pour que la lumière soit faite dans cette affaire.

« Nos organisations exhortent les autorités à ouvrir une enquête indépendante pour faire la lumière sur les circonstances exactes du décès du ressortissant bissau-guinéen, Abdoulaye Baldé et de traduire en justice les personnes mises en cause. »

Afrikmag

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