Sahel: la Libye reste un facteur d’instabilité pour les responsables africains

Au Forum de Dakar pour la paix et la sécurité en Afrique, il a beaucoup été question de la Libye. La crise dans ce pays est à l’origine du terrorisme au Sahel s’est ému le président sénégalais Macky Sall. Les représentants africains présents à Dakar assurent qu’il n’y aura pas de solutions pérennes dans la région sans changement à Tripoli.

Les orateurs qui se sont succédé à la tribune de ce Forum de Dakar ont eu la Libye comme leitmotiv, indiquant que, tant que le problème libyen ne serait pas réglé, les efforts menés au Sahel resteraient vains.

Dans cette bande sahélo-sahélienne, la Libye est devenue un non-État martèle le ministre des Affaires étrangères du Congo-Brazzaville, Jean-Claude Gakosso. « Vous avez des villes entières comme Misrata, qui est une grande métropole et qui est tenue par des jihadistes de tous bords, des milices qui tiennent la ville et qui sont puissamment armés. Et donc, tant qu’il y a l’anarchie dans ce pays, évidemment, il ne faut pas s’attendre à l’amélioration de la situation dans le Sahel et peut-être même au-delà. »

Comment organiser des élections générales ?

« Nous, au niveau de l’Union africaine, nous avons clairement indiqué que l’on ne peut pas aller à des élections générales dans ce pays, sans avoir préalablement réconcilié les citoyens de ce pays, poursuit Jean-Claude Gakosso. Si on n’associe pas les Libyens, tout ce que l’on fera, ce serait bâtir sur du sable. »

Des élections générales en Libye avaient déjà été envisagées au mois d’août 2018, mais Jean-Claude Gakosso le confesse, organiser des élections dans un contexte de guerre civile, s’apparente à un véritable défi.

RFI

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