Propagande du journal ‘’Le Monde’’ contre la présence chinoise en Afrique : Des allégations sur un prétendu espionnage balayées d’un revers de main

Le Journal ‘’Le Monde’’ réputé, comme tous les autres médias français, pour la propagande au compte d’une politique coloniale, a attendu le 30ème sommet des chefs d’Etats de l’UA pour publier un article sur un prétendu espionnage du siège de l’institution continentale par la Chine. Mais le nouveau président de l’Union, Paul Kagamé a donné une réponse appropriée sur laquelle le signataire de ce papier va longuement méditer.

Le journal français Le Monde, classé parmi les plus respectés, a raconté que les Chinois ont mis des micros partout dans les murs du siège de l’UA lors de sa construction. Le but était de dire aux chefs d’Etats africains qu’ils sont sur écoute à chaque fois qu’ils se réunissent. D’ailleurs, la parution de l’article a attendu le 30ème sommet de l’Union pour lequel des reformes étaient annoncées depuis longtemps surtout par rapport à l’autonomisation de l’institution.

L’effet escompté était de nuire à la forte présence de la Chine sur le continent noir. Puisqu’il est de coutume, d’autres médias français devraient faire le relai pour en faire une affaire bruyante. Dans ce contexte, des journalistes de RFI se sont adressés à Paul Kagamé pour connaitre son avis sur le sujet.

Il a répondu que les africains sont entourés d’innombrables espions qui ne sont pas des chinois. Cette réponse du nouveau président de l’UA n’a pas été diffusée en boucle sur l’organe de propagande comme il le fait pourtant d’habitude avec d’autres éléments d’interview.

Pourtant la forte présence de la chine, qui nuit a certains, n’est pas un fait de hasard. Depuis les premiers moments des ajustements structurels et des spéculations sur la globalisation, la France et les autres pays de l’UE ont abandonné le continent noir pendant quelques décennies.

La raison était que les gros investisseurs européens voulaient tout exploiter en laissant des miettes aux  africains qui étaient vus comme de sous hommes.  Ils avaient la réticence de traiter d’égal à égal. Et pour contraindre les africains à courir derrière eux, ils ont guidé leurs investissements ailleurs comme en Europe de l’Est.

Le matériel électronique, les voitures, les motos et les objets de luxe étaient inaccessibles pour la majorité des populations du continent. Parce qu’ils ont fermé les marchés.  Face à la difficulté, les pays africains se sont appuyés sur d’autres partenaires comme les chinois qui ont montré qu’ils traitent d’égal à égal à la différence des européens…

En 2010, les médias français ont commencé à fabriquer des infos farfelues pour dire que la Chine voulait recoloniser l’Afrique. L’UE a rapidement demandé de nouveaux partenariats au sommet UA UE de 2010 à Siirt au cours duquel feu Kadhafi avait dit que l’Afrique ne pouvait plus s’avancer sur des accords sans qu’on la respecte dans les coopérations économiques. Malgré ce retour, la Chine continue de marquer tout le terrain. Elle investit sur la base du développement et dans le respect de l’autre.

Au cours du dernier sommet UA UE tenu en Côte d’Ivoire en fin novembre 2017, les européens ont fait accepter la participation massive des investisseurs privés à l’Aide Publique au Développement parce qu’ils trouvent que les 0,7% sont trop pour eux. Les banquiers français et autres investisseurs ont applaudi.

Mais les conditions sont déjà fixées en fonctions des promesses faites par Macron à ses compatriotes. Depuis qu’il a commencé à rendre publique sa politique sur la coopération avec l’Afrique, il a toujours répété que l’aide est conditionnée à une feuille de route dans laquelle figure la lutte contre la migration, la baisse du taux de natalité et la participation des entreprises françaises à la reconstruction des pays dévastés par les guerres et rébellions.

Pour s’assurer de son retour en Afrique, lors de sa visite en Chine, il a signé un accord avec les autorités chinoises pour que leurs aides soient coordonnées avec l’OCDE. Visiblement Macron agit avec l’idée que l’Afrique est un patrimoine français au point qu’il signe un accord cadre au nom du continent sans les africains. Comme argument, il a déclaré que c’est pour le développement de l’Afrique.

Cette volonté touchante pour le bien des africains est annoncé pendant que les entreprises françaises s’acharnent pour piller à nouveau l’Afrique, pendant que des politiques migratoires très extrémistes sont mises en œuvre pour conduire au massacre de milliers de subsahariens avec des interceptions en mer, pendant que d’autres ressortissants africains sont exposés au gaz moutarde par la police française au Calais.

Cette marque d’affection est typiquement française. D’ailleurs les médias du pays de Macron savent bien occulter les violations des droits de l’homme commises par leur état alors qu’ils se montrent comme des champions dans des enquêtes d’espionnage.

Issa Santara

Par Ciwara Info

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