Médias publics : plusieurs villes de la Guinée privées des signaux de la RTG

La radiotélévision guinéenne (RTG), l’un des premiers organes de presse public du pays, est absente dans plusieurs villes de l’intérieur du pays. Et ce après 42 ans depuis sa création. Par endroits, les signaux de la RTG sont totalement absents depuis plusieurs années. Par contre, dans certaines préfectures, malgré la réception des signaux, faute d’énergie, les populations sont privées des émissions de la RTG, a-t-on constaté.

La rédaction de Guinéenews© dans ce reportage vous fait l’état des lieux de la réception des émissions de la RTG par les populations de l’intérieur du pays qui représentent presque les 90% de la population totale de la Guinée.

A l’occasion de la récente Coupe d’Afrique des Nations, la RTG a eu les droits exclusifs de diffuser la CAN et l’ensemble des compétitions de la Confédération africaine de football (CAF) sur les exercices allant jusqu’en 2021. Suite à un appel d’offre, l’Union Africaine des Radiodiffusions (UAR) a choisi la RTG comme étant l’unique chaine en Guinée détentrice des droits de diffusion de la CAN.

« Parmi les éléments techniques, il fallait, par exemple, pouvoir justifier d’une capacité de couverture intégrale du territoire de diffusion par voie terrestre », avait indiqué Amara Somparé, le ministre guinéen de l’Information et de la Communication.

Pour permettre à la population de suivre gratuitement les matches de la CAN, il a fallu à l’État de débourser près de 1,7 millions d’euro pour que la RTG obtient les droits de diffusion.

Malheureusement, la majorité des populations à l’intérieur du pays n’ont pas pu suivre les matches de la CAN à la RTG. Les populations étaient obligées de s’abonner sur Canal+ ou Startimes pour suivre les matches.

Depuis plusieurs années, certaines villes ne reçoivent plus les émissions de la RTG. Sur les 33 préfectures, 15 sont concernées. Il s’agit de Dalaba, Pita, Dinguiraye, Lola, Beyla, Mali, Kerouané, Koubia, Tougué, Dabola, Yomou, Gaoual, Boffa, Gueckedou, Lelouma et Télémelé.

D’autres villes telles que Mandiana et Kouroussa malgré l’installation de l’équipement pour la réception du signal de la télé, faute d’énergie, les populations ne reçoivent les émissions de la télé que lorsque la radio rurale locale fonctionne.

L’équipement de la RTG est branché à la source d’énergie de la station de la radio rurale de 18h à 23h.  A Boké et Siguiri, les sites ne sont pas du tout alimentés en énergie électrique. A Faranah, N’zérékoré et Mamou seule la télé est suivie. A Mamou, le signal de la télé vient d’être rétabli ce après que les câbles de diffusion aient été vandalisés au niveau de la SOTELGUI.

Dans les villes de Koundara et Fria, seule la radio est suivie. A Koundara du matin jusqu’à midi puis de 16h à minuit.  A Fria, la radio fonctionne à tout instant.

A Labé, le signal de la télé est reçu à partir de la station de Limboko tous les jours sur le canal 215 de 5h30 à 13h30 puis de 17h30 à 23h30.

A Kankan, l’équipement de la RTG est branché sur la source d’énergie de l’émetteur de RFI (Radio France internationale) et fonctionnent de 6h00 à 12h00 puis de 18h00 à 23h00. Lorsque l’émetteur de RFI ne fonctionne pas pour des raisons de manque de carburant, la radio et la télé nationale n’émettent pas.

Par contre dans les autres villes comme Forécariah, Coyah, Dubreka, Macenta, Kindia et Kissidougou les émissions de la radio et de la télé sont bien suivies.

Pour connaître l’avis du ministère, nous avons joint le directeur des services de diffusion de la RTG. Ce dernier n’a pas voulu échanger au téléphone avec nous sur cette perturbation de la couverture nationale de la radiotélévision guinéenne.

Il est de même pour le directeur général de la RTG. Sékouba Savané n’a pas donné suite à notre requête sur ce problème que rencontre son organe. Nos tentatives de joindre le ministre de l’Information et de la Communication sont restées vaines.

Source: guineenews

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