Le poids de l’Afrique dans les réseaux sociaux est « considérable » (spécialiste)

Le continent africain occupe une place très importante dans les perspectives économiques des entreprises de réseaux sociaux, comme le géant américain Facebook, parce que le taux de leur utilisation « croît de manière considérable » en Afrique, a déclaré mardi le Sénégalais Mountaga Cissé, formateur en nouveaux médias.

« Absolument (sur l’importance du poids économique du continent dans les réseaux sociaux) ! Dans la mesure où en Afrique, on voit un taux d’utilisation des réseaux sociaux qui croît de manière considérable. Preuve en est que beaucoup d’entreprises de réseau social, comme Facebook, commencent à réfléchir sur comment s’installer en Afrique », a soutenu M. Cissé dans un entretien exclusif avec APA.

« Je vois qu’ils ont des initiatives dans les pays anglophones comme le Kenya, le Ghana, l’Afrique du Sud », a-t-il poursuivi, rappelant par ailleurs qu’au Sénégal Facebook a mis sur pied, hier lundi à Dakar, un cercle des développeurs qui a notamment permis l’organisation d’un hackaton intensif.

L’objectif de cette cérémonie organisée par la société de Mark Zuckerberg « était de mobiliser tous les développeurs de la ville (Dakar), afin de leur permettre de valoriser les produits et les plateformes de Facebook dédiés aux développeurs, tout en élaborant des solutions innovantes adaptées aux enjeux du pays », renseigne un communiqué du réseau social traité par APA.

Mais « pour votre information également, ils sont en train de lancer un projet intitulé ‘’boost your business’’ où ils vont accompagner des milliers de petites et moyennes entreprises pour qu’elles puissent développer leurs business en utilisant les réseaux sociaux comme Messenger, Whatsapp, Facebook », a souligné Mountaga Cissé, intervenant au CESTI, une école de journalisme de l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad) de Dakar.

Cette entreprise a « compris que (les Africains) utilisent massivement les réseaux sociaux », mais veut maintenant étudier comment ces derniers le font à travers leurs langues locales, a souligné ce spécialiste des réseaux sociaux.

« Si vous prenez l’exemple du Sénégal, les gens communiquent en audio et en wolof sur Whatsapp. Facebook (propriétaire de Whatsapp et Messenger) a besoin ainsi de comprendre comment ces plateformes sont utilisées en langues locales pour tirer le maximum de profits », a expliqué l’administrateur de la plateforme multimédia en ligne Digital 24, dédiée au numérique.

ODL/te/APA

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