La Cour suprême rejette le recours de Khalifa Sall

Au Sénégal, la Cour suprême a rejeté jeudi le recours de l’ex-maire de Dakar, Khalifa Sall, qui contestait sa condamnation à cinq ans de prison pour escroquerie.

Cette décision survient à moins de deux mois de l’élection présidentielle à laquelle il est candidat.

La Cour “rejette les pourvois formés par Khalifa Ababacar Sall”, a déclaré le président de l’audience de la chambre criminelle de cette juridiction, Amadou Baal. Il juge les pourvois de l’ancien maire “irrecevables ou mal fondés”.

 

La défense de Khalifa Sall, un des principaux opposants au président Macky Sall pour la présidentielle du 24 février, a immédiatement annoncé son intention d’introduire un ultime recours.

“Dès que la décision nous sera notifiée, nous allons introduire la procédure de rabat d’arrêt”, qui permet aux parties de contester un arrêt pris en cassation en cas “d’erreur manifeste”, a déclaré à la presse l’un des avocats de Khalifa Sall, Seydou Diagne, cité par l’Agence France-Presse.

Selon sa défense, cette procédure rare a un “effet suspensif” lorsque la plus haute juridiction du pays est amenée à trancher dans une matière relevant du droit pénal.

Khalifa Sall est considéré comme l'un des rares adversaires à pouvoir menacer Macky Sall dans les urnes.Copyright de l’imageAFP
Image captionKhalifa Sall est considéré comme l’un des rares adversaires à pouvoir menacer Macky Sall.

En prison depuis près de deux ans, Khalifa Sall, 62 ans, reste candidat pour la présidentielle, selon ses partisans.

La Cour a rejeté l’ensemble des pourvois mais elle n’a pas privé M. Sall de ses droits civiques, a dit l’un de ses avocats, Amadou Ali Kane, arguant que “jusqu’à ce jour, il reste électeur et éligible”.

 

Khalifa Sall, un dissident du Parti socialiste (parti membre de la majorité présidentielle), avait été condamné à cinq ans de prison pour “escroquerie sur les deniers publics”, le 30 août dernier, par la cour d’appel de Dakar dans un dossier concernant la gestion de la mairie de la capitale sénégalaise.

Elu maire de Dakar en 2009 et réélu en 2014, il avait été révoqué de ses fonctions de maire par le chef de l’Etat, Macky Sall, au lendemain de sa condamnation en appel.

Il est considéré comme l’un des rares adversaires à pouvoir menacer dans les urnes Macky Sall, qui vise une réélection dès le premier tour.

 

BBC

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