G5 Sahel : un fonds annoncé pour gérer les contributions

Les ministres des Affaires étrangères des pays du G5 Sahel étaient réunis hier à Bamako. Une réunion considérée comme une étape importante, avant la mise œuvre effective de la Force conjointe en mars prochain. La session avait pour but aussi de mieux préparer les prochaines rencontres sur la Force.

Pour ce mois de janvier deux réunions importantes se tiendront sur la mise œuvre effective de la force conjointe anti-jihadiste des pays du Sahel : Il s’agit de la rencontre des ministres de la défense des pays du G5 Sahel et de France à Paris et la réunion ministérielle de coordination sur la mise en œuvre de la Force prévue à Ryad.
Il s’agissait pour les ministres des Affaires étrangères de préparer les deux rencontres et d’approfondir la réflexion afin de mieux outiller et structurer le G5 pour qu’il réponde au mieux à l’attente des partenaires. Surtout dans la perspective de la réunion des bailleurs prévue en février à Bruxelles.
Mise en route en juillet dernier la force anti-jihadiste des pays du Sahel vise à combattre les groupes terroristes et narco-jihadistes aux frontières des cinq Etats de l’organisation. Un budget de plus de 400 millions d’euros a été adopté pour son lancement. Déjà plusieurs pays et organisations se sont manifestés pour soutenir l‘initiative.
Il s’agit notamment des Etats-Unis, de l’Arabie saoudite, des Emirats arabes unis, de la France, de l‘Union européenne. Toutefois, le financement de la force n’est toujours pas bouclé.

A l’issue de la rencontre d’hier sur la force G5 Sahel, les représentants des pays membres ont décidé de la création d’un Fonds fiduciaire. Il s’agit d’un systèmepermettant de rassembler des ressources financières qui proviennent de différents bailleurs de fonds. Son objectif, selon des économistes, est d’apporter une réponserapide et commune aux différentes dimensions d’une situation d’urgence. Le ministre malien des Affaires étrangères a précisé aussi ce fonds sera géré par un comité de contrôle ouvert aux partenaires.
Tiéman Hubert Coulibaly, président du Conseil des ministres du G5 Sahel, ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale

« La réunion de Bamako constitue une étape importante pour la mise en œuvre de la Force conjointe », estime le ministre nigérien des Affaires étrangères. Selon Ibrahima Yacoubou, malgré les lenteurs constatées dans la mise en place de la Force, les Etats membres du G5 Sahel continuent de combattre les terroristes dans la région.
Ibrahima Yacoubou ministre nigérien des Affaires étrangères 

studio tamani

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