Élection présidentielle en Guinnée-Bissau : un putsch orchestré par certains chefs d’État de la Cédéao

Les résultats définitifs de l’élection présidentielle en Guinée-Bissau ne sont toujours pas rendus publics. Cela fait bientôt trois (03) mois. La Commission nationale électorale indépendante (CENI) a proclamé les résultats provisoires en faveur de Oumarou Em Ballo Sissoco, depuis ce jour-là, ce fut le début d’une procédure judiciaire sans fin.


Et pendant cette crise, certains chefs d’État africains (Macky Sall du Sénégal, Mahamadou Buhari du Nigeria, Dénis Sassou N’Guesso du Congo Brazzaville et l’ancien président Blaise Compaoré du Burkina Faso) apportent leur soutien à Oumarou Em Ballo. La Cour Suprême de la Guinée-Bissau saisie pour validation des résultats reste muette comme une carpe sur le recomptage des voix et la vérification des procès-verbaux (PV) des bureaux de vote.
Cette présidentielle bissau-guinéenne ressemble à un putsch orchestré par des chefs d’État de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) dont la ficelle est tirée par le président de la Commission nationale électorale indépendante (CENI) ayant pris fait et cause pour Oumarou Em Ballo. La presse africaine, très critique, n’en parle pas dans ses colonnes.
Le président Macky Sall est connu pour ses injonctions dans les politiques de ses voisins. Le cas gambien, où le président Ismaël Barrow a séjourné dans un hôtel sénégalais pour son investiture. Il a aussi organisé le retour du général Amadou Toumani Touré (ATT) à Bamako, suite à un exil forcé à Dakar. Il continue de s’imposer dans la crise guinéenne.
Macky Sall serait-il le secrétaire général des chefs d’État en perte de pouvoir auprès de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ?

«La santé, dit-on, n’a pas de prix ! L’argent des politiques sert à corrompre les esprits mal saints».

Source : L’inter de Bamako

Suivez-nous sur Facebook sur