Burkina Faso : cinq morts dont quatre gendarmes dans l’explosion d’un engin artisanal

Cinq personnes, quatre gendarmes et un civil, sont décédées dans une explosion d’un engin artisanal, vendredi à Bougnou. Le véhicule des gendarmes a sauté sur un engin artisanal.

Cinq personnes dont quatre gendarmes ont été tuées dans l’explosion d’un engin artisanal (IED) au passage de leur véhicule vendredi à Boungou, localité de l’est du Burkina Faso, en proie à des attaques similaires attribuées aux djihadistes, ont indiqué samedi des sources sécuritaires à l’AFP. « Un véhicule de la gendarmerie, en mission d’escorte, a sauté sur un engin artisanal à Boungou, tuant quatre gendarmes », a déclaré à l’AFP une source sécuritaire.

Une autre source sécuritaire a confirmé cette information, précisant qu’un « civil a également péri, portant le bilan à cinq morts ». L’équipe de gendarmerie effectuait une mission d’escorte de travailleurs du site aurifère de Boungou, selon cette source. Mi-août, cinq gendarmes avaient été tués dans des conditions semblables sur le même axe qui relie Boungou à Fada N’Gourma, chef-lieu de la région de l’Est.

40 autres personnes tuées dans des attaques depuis début octobre

Ces attaques avec des engins improvisés ont débuté au mois d’août et se sont multipliées depuis, coûtant la vie à une quarantaine de personnes. Le Burkina Faso, frontalier du Mali et du Niger, est le théâtre d’attaques djihadistes régulières depuis le premier trimestre 2015. Selon un bilan officiel établi fin septembre, les attaques ont fait au total 229 morts depuis 2015.

Depuis début octobre, 22 autres personnes, dont 21 hommes des forces de sécurité (policiers, gendarmes, soldats) ont été tuées dans des attaques avec des IED, attribuées à des djihadistes, selon un décompte de l’AFP.Le Nord et l’Est du pays sont particulièrement touchés. Mais Ouagadougou, la capitale, a aussi été frappée à trois reprises, avec un bilan total de près de 60 morts.

Les attaques sont essentiellement attribuées à Ansaroul Islam et au Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (GSIM) mais d’autres groupuscules pourraient aussi être actifs, estimait une source sécuritaire mi-novembre.

 

Source: ouest-france

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