AMINISTIE DE SIMONE GBAGBO ET REFONTE DE LA CEI : Alassane Dramane Ouattara surprend le monde entier

Lundi 6 août 2018, le président ivoirien a su surprendre le monde entier en programmant la libération prochaine de Simone Gbagbo ainsi que d’autres accusés dans des affaires de 2010-2011. Outre cela, il décide de satisfaire une demande de l’opposition.

Un chef d’État doit savoir surprendre ses concitoyens. Cela, Alassane Ouattara l’a bien compris. Le lundi dernier, il a confié au monde entier qu’il décide que Simone Gbagbo soit prochainement libérée. Cette décision d’amnistie de l’ex-Première dame a rapidement fait le tour des réseaux sociaux, ainsi que des médias nationaux et internationaux, le lundi dernier. Preuve que la surprise a été grande. Cette information a surpris même l’avocat de la Première dame, Maître Rodrigue Dadjé, qui a été chargé d’informer sa cliente. À l’annonce de la nouvelle, celle-ci n’en revenait pas.  Mais pourtant c’est la réalité !

Quant à savoir les raisons qui auraient amené ADO à prendre une telle décision, il explique son acte comme une volonté d’instauration de la paix et de la cohésion sociale. C’est cette même vocation pour la réconciliation nationale qui l’a conduit à programmer aussi la libération de plusieurs autres condamnés comme Souleymane Kamaraté (chef de protocole de Guillaume Soro), Seka Seka (ex-commandant), etc.

L’autre point fort du discours d’Alassane Dramane Ouattara ce lundi a été la satisfaction apportée à la demande de l’opposition en ce qui concerne la refonte de la Commission Électorale Indépendante (CEI). Cette décision, explique-t-il, part non seulement dans le sens de l’apaisement de la société ivoirienne, mais aussi du PDCI, son parti politique.

Ces décisions du président de la République ont été largement saluées par toute la population ainsi que tous les observateurs présents en RCI. Intervenant cependant à quelques mois des élections régionales et à deux années de l’élection présidentielle, elles doivent donner à réfléchir. Bien vrai qu’ADO se dit vouloir le rajeunissement de la classe politique ivoirienne, mais n’y aurait-il pas des arrière-pensées du chef de l’État ivoirien ?

Fousseni TOGOLA

Source: Le Pays

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